Dans cet éditorial, les éditeurs du National Review réclament la démission d'Alberto Gonzales. Ils estiment que le ministre de la Justice a perdu toute crédibilité dans la controverse autour du limogeage de huit procureurs fédéraux. Le National Review, rappelons-le, est une revue conservatrice.Kyle Sampson, ancien chef de cabinet de Gonzales, doit témoigner sous serment demain devant la Commission des affaires judiciaires du Sénat, qui, selon cette dépêche, cherche à savoir pourquoi les procureurs ont été renvoyés, et à quel degré le ministre de la Justice et la Maison-Blanche ont été impliqués dans cette décision. Sampson a démissionné de son poste au début du mois.

Richard Hétu

Depuis le début de cette affaire, Gonzales affirme ne pas avoir été mêlé au congédiement des procureurs. Or des documents publiés vendredi dernier indiquent que le ministre a été convoqué par son chef de cabinet à participer en novembre 2006 à une réunion d'une heure sur le sujet.

Selon les critiques de la Maison-Blanche, l'affaire illustre non seulement le manque de franchise des hommes et des femmes du président mais aussi leur détermination à utiliser la Justice à des fins politiques. Il semblerait que les procureurs limogés ne prenaient pas assez à coeur la cause du Parti républicain.