Du temps où Alberto Gonzales était à la tête de la Justice, il suffisait souvent d'avoir des opinions conservatrices sur la religion, les homosexuels et les armes pour obtenir un emploi au sein du ministère, selon un rapport rendu public hier. Des candidats plus compétents pour des postes de procureur ou de juge administratif ont ainsi été ignorés pour cause de progressisme supposé. Une adjointe de Gonzales, Monica Goodling, ex-avocate du Parti républicain, avait la responsabilité d'éliminer ceux qui n'étaient pas assez conservateurs sur les thèmes qu'elle jugeait importants, c'est-à-dire «god, gays + guns», pour citer ses propres notes dans le texte.

Richard Hétu

Le rapport de l'inspecteur général du ministère de la Justice fait suite à l'affaire du limogeage en 2006 de neuf procureurs fédéraux qui avait été perçu comme une purge politique. Comme on peut le lire ici, les agissements de Goodling et cie contrevenaient à la loi interdisant l'utilisation de critères politiques pour l'embauche des procureurs et des juges administratifs.

(Photos AP)