Timothy Geithner donne un aperçu dans cette tribune publiée dans le Wall Street Journal de sa stratégie pour relancer le flux du crédit aux États-Unis. Le secrétaire au Trésor proposera ainsi d'aider les investisseurs privés à purger les bilans des banques de quelque 500 à 1 000 milliards d'actifs «toxiques». Ce plan, qui sera présenté à 8 h 45, survient plus d'un mois après que Geithner eut déçu les marchés financiers avec une simple évocation de partenariats public-privé.

Richard Hétu

Dans sa tribune, Geithner précise que l'État va consacrer 75 à 100 milliards de dollars au lancement des partenariats public-privé, sommes qu'il puisera dans le plan de sauvetage du secteur bancaire (Troubled Asset Relief Program, Tarp) de 700 milliards, approuvé en octobre par le Congrès.

Ces fonds publics devront être associés à des capitaux privés avec l'objectif initial de lever au moins 500 milliards de dollars, voire de doubler cette somme, avec l'aide de l'autorité de régulation bancaire, la Federal Deposit and Insurance Corp (FDIC), et de la Réserve fédérale (Fed).

Il sera intéressant de voir comment les milieux financiers américains réagiront aujourd'hui aux annonces de Geithner, dont la gestion du Trésor a été critiquée au cours des dernières semaines. En attendant, les marchés européens et asiatiques réagissent favorablement. N'empêche : le chroniqueur du New York Times Paul Krugman estime ici que Barack Obama dilapide son capital politique avec un plan de sauvetage qu'il considère voué à l'échec.

(Photo AFP)