Les républicains devront accepter de mettre fin à certains avantages fiscaux accordés aux Américains les plus aisés s'ils veulent conclure un accord de réduction du déficit budgétaire, a prévenu Barack Obama ce matin lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche.

Richard Hétu

Selon le président, les négociateurs démocrates et républicains se sont entendus déjà sur des coupes budgétaires totalisant 1 000 milliards de dollars. Le chef de la Maison-Blanche veut maintenant que les républicains acceptent d'éliminer certaines déductions d'impôts dont jouissent «les millionnaires et les milliardaires, les compagnies pétrolières et les propriétaires de jets corporatifs», afin de ne pas avoir à couper dans les budgets de la santé, de l'éducation et de la recherche, entre autres.

Or, depuis le début des négociations avec la Maison-Blanche, les dirigeants républicains rejettent tout scénario menant à des hausses d'impôts. Et ils posent un accord de réduction du déficit budgétaire comme condition à leur vote au Congrès en faveur du relèvement du plafond de la dette. Faute d'un tel relèvement, les États-Unis pourraient ne plus être en mesure de faire face à leurs remboursements d'emprunts dès le mois d'août.

Le président Obama a également répondu à des questions sur la légalisation du mariage gai dans l'État de New York. Une de ses réponses laisse croire qu'il ne s'oppose encore au mariage gai que pour éviter la controverse. Je la cite:

«Ce que j'ai vu se passer au cours des dernières années, et ce qui est arrivé à New York la semaine dernière, est une bonne chose.»