Critiqué depuis des mois par les républicains pour ses déclarations sur l'affaire de Benghazi, Susan Rice a retiré sa candidature au poste de secrétaire d'État, qui sera abandonné par Hillary Clinton au début de l'année prochaine.

Richard Hétu

Les républicains reprochaient à l'ambassadrice des États-Unis à l'ONU d'avoir déclaré que l'attaque du 11 septembre contre le consulat américain de Benghazi n'était âs «forcément un attentat terroriste», mais résultait plutôt d'une «manifestation ayant dégénéré». Selon ses critiques, la diplomate a parlé ainsi pour ne pas nuire aux chances de réélection de son patron, qui se vantait de son bilan contre Al-Qaïda.

Rice s'est défendue en vain en affirmant s'en être tenue strictement aux informations que lui avaient fournies les services de renseignement américains. Dans une lettre à Barack Obama, elle a écrit que sa confirmation devant le Sénat serait trop «longue, perturbatrice et coûteuse - pour vous et vos priorités nationales et internationales».

Le retrait de Rice pourrait ouvrir la voie à la nomination du sénateur du Massachusetts John Kerry au poste de secrétaire d'État.