Les actions des services fiscaux américains (IRS) «sont inexcusables et les Américains ont le droit d'être furieux à ce sujet», a déclaré Barack Obama ce soir en annonçant le limogeage de Steven Miller, chef intérimaire de l'IRS. «Je ne tolérerai pas ce type de comportement d'aucune agence mais surtout pas de l'IRS étant donné le pouvoir et les moyens qu'elle a.»

Richard Hétu

Cette déclaration mettait un terme à une journée au cours de laquelle le président américain a tenté de reprendre la main face à trois affaires qui risquent de miner son deuxième mandat. Avant l'annonce de la démission du chef de l'IRS, la Maison-Blanche avait rendu publiques plus de 100 pages de courriels sur les délibérations au sein du gouvernement après l'attentant de Benghazi, en Libye, en septembre dernier.

Deux jours après les révélations sur la saisie secrète par le ministère de la Justice de relevés téléphoniques de l'Associated Press, la Maison-Blanche a par ailleurs annoncé un projet de loi de protection des sources des journalistes.

Au chapitre du respect de la liberté de presse, le président Obama devra sans doute en faire plus pour faire taire ses critiques. La médiatrice du New York Times, Margaret Sullivan, a fustigé dans ce billet son gouvernement «censé être d'une transparente sans précédent».

«À la place, nous avons un gouvernement d'une opacité sans précédent et responsable d'attaques sans précédent de la presse libre», a-t-elle écrit.

Il faut préciser que la Maison-Blanche nie tout rôle dans les actions de l'IRS et la décision du ministère de la Justice de saisir les relevés téléphoniques de l'AP.