Le Washington Post publie aujourd'hui l'article le plus complet jusqu'à maintenant sur la genèse et la préparation des fameux talking points dont l'utilisation par Susan Rice, ambassadrice des États-Unis à l'ONU, a poussé les républicains à accuser l'administration Obama d'avoir cherché à cacher la vérité en pleine campagne présidentielle sur l'attaque contre la mission diplomatique américaine à Benghazi qui a coûté la vie à quatre Américains le 11 septembre 2012.

Richard Hétu

Après avoir lu l'article au complet, certains républicains auront peut-être envie de s'excuser auprès de Rice, dont la promotion au poste de secrétaire d'État a été bloquée en raison de cette affaire. Ce serait sans doute trop demandé qu'ils présentent aussi des excuses à la Maison-Blanche, qui, selon la version du Post, ne s'est jamais opposée à l'inclusion dans les talking points de détails sur le rôle d'islamistes extrémistes dans l'attaque de Benghazi.

Le FBI, le département d'État et deux hauts responsables de la CIA (le directeur adjoint et l'avocat principal de l'agence) sont ceux qui ont tenu à exclure ces détails que le directeur de la CIA David Petraeus voulait insérer pour protéger «son image et son agence», selon le Post. Le journal conclut que la Maison-Blanche s'est contentée de jouer un rôle de «médiateur dans une bataille bureaucratique» entre les différentes agences gouvernementales.