Ils ne sont pas les premiers à monnayer leur expérience ou leur accès auprès d'un président pour lequel ils ont travaillé. Mais leur empressement à le faire ne passe pas inaperçu, d'autant que leur ancien patron, Barack Obama, a établi des règles pour diminuer l'influence des lobbyistes à Washington.

Richard Hétu

Comme l'explique le Washington Post dans cet article, les Robert Gibbs, David Plouffe et Jim Messina, entre autres, n'ont pas le statut officiel de lobbyistes mais ils ont signé des contrats lucratifs pour agir à titre de conseillers auprès de groupes, sociétés ou pays désireux d'influencer le gouvernement américain.

Tels des mercenaires, ils se retrouvent parfois même à défendre des causes opposées, comme dans le cas du projet d'oléoduc Keystone XL.

Gibbs, Plouffe et Messina ont renforcé cette image de mercenaires cette semaine en acceptant de généreux émoluments pour participer à une conférence en Azerbaïdjan, un pays qui tente de redorer sa réputation. Radio Free Europe, un organe de presse financé par le Congrès américain, a été banni de cette conférence en raison de ses reportage sur la situation des droits de l'homme dans l'ancienne république soviétique.

Gibbs est l'ancien porte-parole de la Maison-Blanche. Plouffe et Messina ont été conseillers politiques à la Maison-Blanche en plus d'avoir dirigé les campagnes présidentielles d'Obama en 2008 et 2012.