Quel serait l'objectif des frappes militaires américaines sur la Syrie? Restaurer la «ligne rouge» contre l'usage d'armes chimiques établie par Barack Obama il y a un an et brouillée depuis. C'est du moins ce que soutient le New York Times dans une analyse militaire publiée aujourd'hui.

Richard Hétu

«Le type d'attaque vraisemblablement envisagée par l'administration démontrera à la Syrie et aux autres que les États-Unis sont prêts à imposer un coût à ceux qui franchissent les lignes rouges clairement établies et qui violent les normes internationales», a déclaré un expert au Times.

Mais un ou deux jours de tirs de missiles de croisière - la réponse envisagée par Barack Obama, selon les médias américains - pourraient avoir des conséquences non voulues, d'où les doutes profonds exprimés par des militaires actifs ou retraités cités dans cet article publié aujourd'hui dans le Washington Post. Plusieurs craignent que les États-Unis soient entraînés dans un conflit dont ils auront du mal à s'extirper.

Selon un sondage publié ce matin par NBC News, 50% des Américains approuvent une réponse militaire «limitée» consistant en des tirs de missiles de croisière contre 44% qui la désapprouvent. Près de 80% d'entre eux exigent cependant que toute intervention militaire américaine contre la Syrie soit approuvée par le Congrès.

La Maison-Blanche a tenté de justifier une intervention hier soir lors d'une conférence téléphonique à laquelle ont participé une vingtaine de parlementaires. Certains des participants demeurent sceptiques, affirmant que le président a encore du travail à faire pour convaincre le Congrès et le public.

P.S. : Le Daily News de New York traite à sa façon le refus des parlementaires britanniques de suivre les États-Unis dans une aventure militaire en Syrie :

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