«Nous allons nous en tenir au dossier juridique et laisser de côté la politique», a déclaré hier Rand Paul à un journaliste qui lui demandait si son action en justice contre Barack Obama sur la NSA était liée à ses ambitions présidentielles.

Publié le 13 févr. 2014
Richard Hétu

Personne n'a cru le sénateur républicain du Kentucky. Non pas que sa plainte en nom collectif contre le président ne soit pas valable (un tribunal devra trancher cette question). Mais tout dans sa démarche semble relever de la politique, à commencer par le choix de l'homme qui plaidera sa cause : Ken Cuccinelli, ancien ministre de la Justice de Virginie, candidat malheureux à l'élection de novembre dernier au poste de gouverneur de cet État, héros du Tea Party et de la droite religieuse.

Cuccinelli était-il le meilleur avocat pour plaider cette cause qui se fait au nom de tous ceux qui «sont ou ont été clients, utilisateurs ou abonnés d'un service téléphonique aux États-Unis depuis 2006»? Le constitutionnaliste Bruce Fein a répondu non à cette question hier, accusant l'ancien ministre de la Justice de Virginie de lui avoir volé une plainte qu'il avait préparée et rédigée pour Rand Paul contre le président et l'Agence de sécurité nationale.

La femme de Fein en a remis en affirmant que Cuccinelli était «aussi stupide qu'une boîte de roches», comme on peut le lire dans cet article du Washington Post.

Le sénateur Paul a déjà été accusé de plagiat. Le voici accusé de complicité dans le vol de la plainte d'un avocat. Son camp s'est défendu en disant que Fein avait été payé 15 000$ pour son travail. Son nom n'apparaît cependant pas dans la plainte déposée hier par Rand, Cuccinelli et le groupe FreedomWorks.