Après l'Oklahoma et l'Utah, c'est au tour de la Virginie d'être accusée par un juge fédéral de violer la Constitution américaine avec son interdiction du mariage entre personnes du même sexe.

Publié le 14 févr. 2014
Richard Hétu

Dans une décision rendue publique hier soir, la juge Arenda Wright Allen a estimé que la législation de l'État de Thomas Jefferson violait le droit «à l'égale protection des individus garantie par le 14e amendement» de la Constitution».

«Le tribunal est contraint de conclure que les lois sur le mariage de la Virginie nient de manière inconstitutionnelle la liberté fondamentale des gais et lesbiennes de Virginie de se marier», a-t-elle écrit.

Dans l'amorce de son texte, la juge a évoqué la décision de la Cour suprême américaine d'invalider en 1967 la loi de la Virginie contre les mariages interraciaux. Et elle a conclu son texte en faisant référence à Abraham Lincoln dans ce passage que je cite dans le texte :

Almost one hundred and fifty four years ago, as Abraham Lincoln approached the cataclysmic rending of our nation over a struggle for other freedoms, a rending that would take his own life and the lives of hundreds of thousands of others, he wrote these words: "It can not have failed to strike you that these men ask for just... the same thing -- fairness, and fairness only. This so far as in my power, they, and all others, shall have."

The men and women, and the children too, whose voices join in noble harmony with plaintiffs today, also ask for fairness, and fairness only. This, so far as it is in this Court's power, they and all others shall have.

Comme dans le cas des mariages interraciaux, la Cour suprême devra à terme se prononcer sur la constitutionnalité de l'interdiction des mariages gais par plusieurs États.