Le succès étonnant de l'offensive des djihadistes en Irak tient en bonne partie au découragement et à l'épuisement des soldats de l'armée irakienne, dont plusieurs ont déserté, expliquent deux des correspondants du New York Times à Bagdad dans cet article.

Publié le 11 juin 2014
Richard Hétu

Cette débandade a contribué au cours des derniers jours à la prise de contrôle de Mossoul et de Tikrit par les combattants de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL). Elle survient après que les États-Unis eurent dépensé 14 milliards de dollars pour préparer les forces de sécurité irakiennes à protéger leur pays après le départ des dernières troupes américaines, en 2011.

Le scénario actuel apportera de l'eau au moulin des critiques de l'administration Obama qui avaient prôné, au minimum, le maintien en Irak d'une force résiduelle pour soutenir l'armée irakienne.

L'EIIL, qui a déjà été affilié à Al-Qaïda, est également présent en Syrie, où ses méthodes ne font pas l'unanimité chez les rebelles.