Après avoir trouvé l'aspect négatif derrière chaque bonne nouvelle économique au cours des derniers mois, les républicains font face à un dilemme qui divise leurs dirigeants : que dire face à une économie qui semble avoir pris son envol?

Publié le 10 janv. 2015
Richard Hétu

En 2014, les employeurs américains ont créé 2,95 millions d'emplois, le total annuel le plus élevé depuis la fin des années 1990. Et le taux de chômage officiel se situe aujourd'hui à 5,6%, après un déclin de 1,2% en 2014, soit la chute annuelle la plus importante depuis 1984.

Mitch McConnell, nouveau chef de la majorité au Sénat, a choisi d'attribuer l'amélioration de l'économie «au plus grand changement du long parcours de l'administration Obama à Washington : l'attente d'un nouveau Congrès républicain». Mais son vis-à-vis de la Chambre des représentants, John Boehner, a préféré continuer à broyer du noir, soulignant un aspect négatif des derniers chiffres de l'emploi, à savoir la stagnation des salaires.

Le chroniqueur conservateur James Pethokoukis a résumé le dilemme des républicains ainsi : «Le GOP a dit que (les politiques économiques d'Obama) tueraient l'économie. Ce n'est pas le cas. Maintenant, qu'est-ce qu'on fait?»

Dans cet article, le New York Times rappelle l'avertissement que David Siegel, fondateur de la société Westgate Resorts, avait adressé à ses employés avant l'élection présidentiuelle de 2012 : si Obama était réélu et augmentait les impôts des plus riches, il n'aurait «pas d'autre choix que de réduire la taille de notre compagnie».

Récemment, Siegel a donné une augmentation salariale à ses employés. Reste à voir si d'autres employeurs suivront son exemple en 2015.