Le sénateur de Floride Marco Rubio, candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle de 2016, a présenté aujourd'hui à New York ce qu'il appelle «la doctrine Rubio», sa philosophie en matière de politique étrangère.

Publié le 13 mai 2015
Richard Hétu

Il a commencé son allocution en citant un extrait du dernier discours prononcé par John Kennedy avant de mourir sur la «force américaine», premier pilier de «la doctrine Rubio». Mais le reste aurait pu sortir de la bouche de George W. Bush, y compris ce passage portant sur la «clarté morale» qui constitue le troisième pilier de sa doctrine :

«Nous devons reconnaître que notre nation est un leader mondial non seulement parce qu'elle a des armes supérieures, mais aussi parce qu'elle a des objectifs supérieurs. Les États-Unis sont la première puissance de l'histoire motivée par un désir d'étendre la liberté plutôt que son propre territoire.»

Et les néo-conservateurs d'applaudir ou d'écraser une larme.

Cela dit, le discours de Marco Rubio, prononcé sur un ton assuré, a tranché avec les réponses embrouillées ou défensives de Jeb Bush sur la guerre en Irak, un sujet qui a continué à le hanter aujourd'hui lors d'un déplacement au Nevada.

En fait, Rubio, tout faucon soit-il, a affirmé aujourd'hui qu'il n'aurait pas autorisé l'invasion de l'Irak s'il avait su ce que l'on sait aujourd'hui. «Même le président Bush ne l'aurait pas fait», a-t-il ajouté.

À noter qu'il a qualifié Hillary Clinton de «dangereusement négligente» comme secrétaire d'État et dénoncé son refus «hypocrite» de se prononcer sur le Partenariat transpacifique, cet accord de libre-échange qui divise les démocrates à Washington.