La tempête soulevée par les révélations de WikiLeaks aura eu raison de Debbie Wasserman-Schultz: la présidente du Comité national démocrate (DNC) vient d'annoncer sa démission. Celle-ci n'entrera cependant en vigueur qu'à la fin de la convention démocrate de Philadelphie.

Publié le 24 juill. 2016
Richard Hétu

WikiLeaks a publié vendredi quelque 20 000 courriels piratés du DNC, dont certains confirment les critiques formulées par Bernie Sanders et ses partisans sur le parti-pris de l'organisation en faveur d'Hillary Clinton.

Aucun des échanges les plus controversés ne semble avoir mené à des actions concrètes ayant pu changer ou influencer l'issue de la course à l'investiture démocrate. Mais plusieurs d'entre eux contredisent de façon éclatante la position officielle du DNC selon laquelle l'organisation a observé la plus parfaite neutralité pendant l'affrontement entre Clinton et Sanders.

La décision de Wasserman-Schultz de démissionner intervient quelques heures à peine après que les organisateurs de la convention démocrate de Philadelphie lui eurent retiré tout rôle public pendant le rassemblement qui sacrera Clinton candidate du parti à la présidence.

Or, Wasserman-Schultz indique dans sa lettre de démission qu'elle entend procéder à l'ouverture et à la fermeture de la convention démocrate, en plus de s'adresser aux délégués du parti, ce qui pourrait lui valoir des huées encore plus nourries que Ted Cruz à Cleveland.