«Certains semblent croire que l'amitié américaine signifie que les États-Unis doivent accepter n'importe quelle politique, peu importe nos propres intérêts, nos propres principes - même après avoir appelé sans relâche au changement de cette politique. Les amis doivent se dire des vérités difficiles à entendre, et l'amitié exige le respect mutuel.»

Publié le 28 déc. 2016
Richard Hétu

À trois semaines de son départ du département d'État, et quelques jours après l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies condamnant les colonies israéliennes, John Kerry s'est permis ce matin de lancer un ultime appel en faveur d'une solution à deux États au conflit israélien-palestinien, la seule politique permettant d'éviter selon lui un statu quo «menant à un État unique, ou à l'occupation permanente».

Le chef de la diplomatie américaine a réitéré la position traditionnelle des administrations républicaines et démocrates, à savoir que les implantations juives représentent un obstacle à la paix entre Israéliens et Palestiniens. Il a ajouté que le vote des États-Unis à l'ONU la semaine dernière visant à sauver Israël des «éléments les plus extrémistes» de son gouvernement.

Avant l'intervention de Kerry, Donald Trump avait prié Israël «rester fort» jusqu'au 20 janvier, date de son investiture à la présidence, dans un Twitter où il a dénoncé l'accord sur le nucléaire iranien et le vote à l'ONU sur les colonies juives. «Nous ne pouvons pas laisser Israël continuer à être traité avec un tel mépris et manque total de respect» avait-il dans un premier gazouillis ce matin sur cette question.

Réagissant lui aussi sur Twitter, le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a remercié le président désigné «pour (son) amitié chaleureuse et (son) support sans équivoque pour Israël».