Plus de 50 représentants démocrates ont annoncé qu'ils n'assisteraient pas à la cérémonie d'investiture de Donald Trump vendredi. Certains d'entre eux ont justifié leur boycottage en invoquant les politiques clivantes du président désigné, l'ingérence russe dans la campagne présidentielle ou les critiques formulées par le prochain locataire de la Maison-Blanche à l'endroit de John Lewis, figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale*.

Publié le 17 janv. 2017
Richard Hétu

«Je crois que Donald Trump est une menace à la Constitution et à notre pays. Je n'ai jamais utilisé des mots si sévères pour décrire un dirigeant politique américain, démocrate ou républicain. Je ne les utilise pas à la légère. Mais Trump mérite une telle description», a indiqué le représentant de Pennsylvanie Brendan Boyle, tout en affirmant avoir accompli son rôle constitutionnel en participant à la Chambre des représentants le 6 janvier à la certification des résultats de l'élection du 8 novembre.

«Je ne célébrerai pas un homme qui fait la promotion d'une politique de la division et de la haine», a pour sa part déclaré le représentant du Minnesota Keith Ellison, qui est également candidat à la présidence du Comité national du Parti démocrate.

Boycotter l'investiture de Trump, une bonne idée? La réponse des élus républicains de Washington est entendue. Mais la vôtre?

Jusqu'à maintenant, aucun sénateur démocrate n'a emboîté le pas de leurs collègues de la Chambre.

* Contrairement à ce qu'il a dit vendredi, John Lewis ne boycottera pour la première fois la cérémonie d'investiture d'un président vendredi. Il a admis avoir également boudé celle de George W. Bush en 2001