À en croire, le secrétaire d'État Rex Tillerson, Donald Trump et Vladimir Poutine ont eu un «échange très long et très vigoureux» en marge du G20 concernant l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016. Ce sujet constitue un «obstacle significatif» dans les relations entre la Russie et les États-Unis, a assuré le chef de la diplomatie américaine devant les journalistes à la suite de la première rencontre entre les deux chefs d'État, qui ont aussi abordé les dossiers de la Syrie, de l'Ukraine, de la lutte anti-terroriste et de la cyber-sécurité.

Publié le 7 juill. 2017
Richard Hétu

L'homologue russe de Tillerson, Sergueï Lavrov, qui était également présent lors de la même rencontre, n'a pas semblé avoir assisté à la même conversation sur la question de l'ingérence russe. «Le président Trump a dit qu'il avait entendu des déclarations claires de Poutine affirmant que ceci n'est pas vrai et que les autorités russes ne sont pas intervenues, et qu'il accepte ces déclarations», a-t-il déclaré.

De deux choses l'une : ou bien Donald Trump a changé son fusil d'épaule sur le sujet de l'ingérence russe, ou bien il a affiché son indifférence ou sa complicité habituelle face à un sujet touchant à l'intégrité du système électoral américain.

Autrement dit: qui dit vrai entre Tillerson et Lavrov?

P.S. : Sur la Syrie, Lavrov a annoncé un cessez le feu pour le Sud-Ouest du pays qui doit rentrer en vigueur le 9 juillet.