Publié le 19 oct. 2017
Richard Hétu

«L'intolérance semble être encouragée. Notre politique semble être vulnérable aux théories de complot et aux inventions pures et simples.» Prenant le relais de John McCain, George W. Bush a dénoncé à son tour le «trumpisme» sans nommer le 45e président au cours d'un discours prononcé ce matin à New York.

«Notre identité en tant que nation, contrairement à d'autres nations, n'est pas déterminée par la géographie ou l'origine ethnique, par le sol ou le sang... Nous devenons les héritiers de Martin Luther King en nous reconnaissant non pas par la couleur de notre peau mais par le contenu de notre caractère. Cela signifie que les gens de toutes les races, religions ou origines ethniques peuvent être pleinement et également Américains. Cela signifie que l'intolérance et la suprématie blanche sous quelque forme que ce soit vont à l'encontre du credo américain», a ajouté l'ancien président.

Et encore : «Nous avons vu le nationalisme détourné vers le nativisme... Nous avons vu une perte de confiance dans le marché libre et le commerce international, oubliant que les conflits, l'instabilité et la pauvreté arrivent dans la foulée du protectionnisme. Nous avons vu un retour de sentiments isolationnistes, oubliant que la sécurité américaine est directement menacée par le chaos et le désespoir (qui sévissent) dans des terres lointaines.»

«Nous devons nous rappeler et retrouver notre propre identité.»

Reste à voir si Trump réservera à Bush les mêmes menaces qu'il a proférées contre McCain plus tôt cette semaine après son propre discours contre le «trumpisme».