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En clôture du Sommet, Obama demande des gestes de bonne volonté de Cuba

Barack Obama.... (REUTERS/Jim Bourg)

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Barack Obama.

REUTERS/Jim Bourg

Ben Feller
Associated Press
Port-d'Espagne

Achevant son premier sommet des Amériques, le président américain Barack Obama a salué dimanche des «signaux» positifs avec Cuba et le Venezuela, mais a appelé le régime castriste à accomplir des gestes de bonne volonté.

La réunion s'est close avec une déclaration finale seulement signée par le pays hôte, mais a été l'occasion d'un réchauffement très médiatique des relations entre Washington et Caracas.

«Je pense que les signaux envoyés jusqu'ici fournissent au moins la possibilité d'un dialogue franc sur une variété de sujets, y compris les questions cruciales de la démocratie et des droits de l'Homme dans toute la région», a déclaré le chef de la Maison Blanche lors d'une conférence de presse. «Le test pour nous tous, ce ne sont pas que des mots, mais aussi des actes», a-t-il toutefois prévenu.

Après avoir allégé dans la semaine certaines sanctions imposées par les États-Unis à Cuba, Barack Obama a souhaité que le régime castriste prouve sa bonne foi à l'aide de gestes unilatéraux. «Ils pourraient libérer des prisonniers politiques», a-t-il déclaré, ajoutant que «réduire les taxes sur les transferts d'argent» envoyés par les cubano-américains vers l'île serait une autre mesure possible.

Le président américain a, en revanche, éludé une possible levée de l'embargo commercial imposé par Washington à Cuba depuis 1962. «La politique que nous avons menée pendant 50 ans n'a pas fonctionné», a-t-il seulement reconnu. «Le peuple cubain n'est pas libre».

Outre la question cubaine, les relations entre le président américain et son homologue vénézuélien Hugo Chavez ont été au coeur du sommet des Amériques. Là encore, le réchauffement était à l'ordre du jour.

Après les poignées de mains sous l'oeil des caméras, et le livre qu'il a offert à Obama, Hugo Chavez a ainsi annoncé qu'il proposerait à Washington de nommer Roy Chaderton, actuel représentant vénézuélien à l'Organisation des États américains (OEA), au poste d'ambassadeur aux États-Unis.

«Nous ratifions notre volonté de poursuivre ce qui a débuté: cimenter de nouvelles relations», a déclaré Hugo Chavez sur la télévision publique vénézuélienne. «Nous avons une volonté très forte de travailler ensemble».

Les États-Unis et le Venezuela n'entretiennent plus de relations diplomatiques depuis plusieurs mois. Hugo Chavez avait notamment expulsé l'ambassadeur américain à Caracas, Patrick Duddy, en septembre en signe de soutien au président bolivien Evo Morales, qui venait d'en faire de même.

Spécifiquement à l'intention du président bolivien Evo Morales, qui avait fait état d'un complot des États-unis contre sa personne, Barack Obama a répété dimanche son «absolue opposition et sa condamnation de toute tentative de renverser par la violence des gouvernements élus démocratiquement, quoi qu'il puisse arriver dans cet hémisphère».

Sur la scène intérieure, Barack Obama a rejeté les critiques des républicains, qui ont condamné ses échanges très médiatiques avec Chavez, lequel avait eu des mots très durs pour l'administration Bush. «Il est difficile d'imaginer que nous mettions en jeu les intérêts stratégiques des États-Unis» en serrant la main au président vénézuélien, a-t-il estimé.

Pour sa première rencontre avec ses homologues des Amériques, Barack Obama a souligné, comme il l'avait fait lors de son récent voyage en Europe, que les États-Unis étaient un partenaire ouvert, «prêt à écouter, et pas seulement à parler». «Nous reconnaissons que d'autres pays ont aussi de bonnes idées, et nous voulons les entendre», a-t-il assuré.

Les dirigeants d'Amérique centrale ont ainsi confié que le président américain s'était engagé verbalement dimanche à revoir certaines des politiques de Washington en matière d'immigration. Même le président du Nicaragua Daniel Ortega, opposant déclaré à Washington, a affirmé avoir trouvé un Obama ouvert sur tous les sujets traités pendant le sommet. «Je veux croire qu'il est enclin, qu'il a la volonté» de changer la politique américaine, a-t-il déclaré.

Le sommet s'est en revanche achevé sur un double couac, puisque la photo de groupe de clôture n'a pas eu lieu, et que seul Trinité-et-Tobago, hôte de la réunion, a signé la déclaration finale, plusieurs pays, dont le Venezuela, refusant de la parapher pour exiger la réintégration de Cuba dans l'Organisation des États américains (OEA).

«Il n'y a pas eu d'unanimité, mais il y a eu consensus», a malgré tout affirmé le Premier ministre de Trinité-et-Tobago Patrick Manning, au sujet de cette déclaration, qui fixe des objectifs non-contraignants aux pays de la région en termes de promotion des droits de l'Homme et de protection de l'environnement.

Quant à la photo finale, elle n'a tout simplement pas eu lieu, plusieurs dirigeants étant occupés (Obama), déjà partis (Morales) ou seulement introuvable (Chavez).




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