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Enquête sur Guantanamo en Espagne? De moins en moins sûr

Associated Press
Madrid

Le ministère public espagnol a recommandé vendredi de ne pas ouvrir une enquête sur l'utilisation de la torture à Guantanamo, visant six responsables l'administration de George W. Bush, dont l'ancien ministre de la Justice Alberto Gonzalez.

Le ministère public a suivi en cela le plus haut magistrat du pays, le procureur général de l'Etat espagnol Candido Conde-Pumpido, qui, la veille, s'était prononcé contre l'ouverture de cette enquête.

Le parquet de l'Audience espagnole qui a fait cette annonce a estimé par ailleurs qu'une telle enquête devrait être ouverte par la justice américaine et non pas en Espagne.

Et si les juges du tribunal ne sont pas tenus de suivre les recommandations du parquet, il est rare qu'un dossier continue sans leur soutien.

Un groupe d'avocats spécialistes des droits de l'Homme avait demandé le mois dernier au juge antiterroriste Baltasar Garzon, célèbre notamment pour avoir inculpé l'ancien dictateur chilien Augusto Pinochet en 1998, d'ouvrir une enquête pour déterminer si des responsables de l'administration Bush avaient autorisé l'usage de la torture contre des suspects de terrorisme détenus sur la base militaire américaine de Guantanamo à Cuba.

Mais Candido Conde-Pumpido s'est dit opposé jeudi à l'ouverture d'une telle enquête qui transformerait selon lui l'Audience nationale en «jouet» utilisé à des fins politiques. «S'il existe une raison de porter plainte contre ces personnes, cela doit être fait devant les tribunaux locaux compétents», a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec des journalistes.

«S'il s'agit d'enquêter sur le crime de mauvais traitement à un prisonnier de guerre, il s'agit alors poursuivre ceux qui y ont eu physiquement recours», avait également souligné le procureur général espagnol.

Outre Alberto Gonzalez, la plainte déposée en Espagne visait Douglas Feith, l'ancien sous-secrétaire à la Défense et principal conseiller politique de Donald Rumsfeld; David Addington, l'ancien chef de cabinet et homme de confiance du vice-président Dick Cheney; l'avocat conseil John Yoo et Jay S. Bybee, du département de la Justice; William «Jim» Haynes, l'ancien plus haut juriste du Pentagone.




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