Kadima signifie «en avant» en hébreu. Les primaires de demain en Israël devraient indiquer dans quelle direction se dirige ce parti hybride créé en 2005 par Ariel Sharon.

Isabelle Hachey

Première dans les sondages, Tzipi Livni promet de tout faire pour en arriver à un accord de paix avec les Palestiniens. Son principal adversaire, le ministre des Transports, Shaul Mofaz, ne semble pas y croire. Responsable de l'armée au début de la seconde intifada, ce faucon a employé des tactiques dures, comme la démolition de maisons palestiniennes, pour mater la révolte.

Dans cette compétition pour l'âme de Kadima, «c'est Mme Propre contre M. Sécurité», résume l'analyste politique Yossi Alpher.

Le futur chef de Kadima succédera à Ehoud Olmert, affaibli par une série d'enquêtes sur des affaires de corruption. M. Olmert a promis de démissionner de son poste de premier ministre dès que son successeur sera élu à la tête du parti.

Si le vote est trop serré, il y aura un second tour. Sinon, le gagnant aura six semaines pour former un gouvernement de coalition, à défaut de quoi des élections générales devront être tenues dans les trois mois.