Le gouvernement libérien a défendu lundi une loi promulguée la semaine dernière par la présidente Ellen Johnson Sirleaf établissant la peine de mort pour certains crimes mais vivement critiquée par des organisations de défense des droits de l'Homme.

Mis à jour le 28 juill. 2008

Le ministre adjoint de l'Information Gabriel Williams a déclaré à l'AFP que la loi était une réponse à la colère populaire face à la hausse de la criminalité dans ce petit pays d'Afrique de l'Ouest, ravagé par une guerre civile (1989-2003).

«Le projet de loi a été envoyé à l'Assemblée nationale qui l'a adopté. C'est la volonté du peuple libérien. Vous pouvez faire votre propre enquête et vous verrez qu'il s'agit de la volonté de la majorité», a précisé le ministre.

«À Amnesty International et aux autres mouvements de défense des droits de l'Homme, je dirai que le moment venu, le gouvernement reverra cela (la loi sur la peine de mort) pour l'adapter aux circonstances du temps», si la criminalité est en régression par exemple, a-t-il poursuivi.

«Les vols à main armée sont un problème majeur dans notre pays. Les gens sont terrorisés», a-t-il souligné.

Dans un communiqué transmis vendredi, Amnesty avait «condamné la promulgation par la présidente libérienne (...) d'une loi établissant la peine de mort pour toute personne reconnue coupable de vol à main armée, acte de terrorisme et détournements de véhicules ayant provoqué des morts».

L'organisation avait «appelé la présidente Johnson Sirleaf à abroger cette loi».