D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours écrit des histoires. Quand j'étais petite, étant plutôt solitaire, je m'inventais des mondes qui me permettaient de m'évader. Aujourd'hui, à 33 ans, je me rends compte que j'écris toujours pour les mêmes raisons. L'évasion, l'éloignement du quotidien et de la routine, voilà un excellent remède à plusieurs maux. Je rêve de faire partager mon écriture à d'autres lecteurs, qui eux aussi, pourront s'enfuir pour un moment, pour ensuite mieux revenir à la réalité.
Au cours des 10 dernières années, j'ai soumis plusieurs de mes textes à des maisons d'édition qui m'ont toutes donné la même réponse: «Nous sommes désolés, mais votre texte ne répond pas aux critères du moment». À plusieurs reprises, j'ai pensé abandonner mon rêve d'être écrivain, mais force est d'avouer que je ne peux vivre sans écrire, même si cela amène beaucoup de tristesse, de déception, de travail, mais aussi, une immense joie et satisfaction lorsque le dernier mot est rédigé.
Avec chaque refus s'amène un sentiment d'échec, de solitude, mais aussi une volonté de vouloir montrer que je ne me laisserai pas abattre et je persévère...
Je rêve, enfin, que quelqu'un me donne ma chance. Parfois je me demande qui je suis pour aspirer percer dans ce monde difficile et compétitif? Je ne suis que Karine Bonneau, qui a encore beaucoup à apprendre, mais qui a un seul grand rêve dans la vie : être écrivain.