Je veux guérir du cancer des ovaires parce que je veux voir grandir mes deux filles, Ariane et Zara (19 mois et 3 ans) et les accompagner dans leur vie.
J'ai 35 ans et il y a 8 mois, on m'a diagnostiqué un cancer des ovaires avancé.
Deux jours avant le premier anniversaire de ma fille cadette, j'ai subi une hystérectomie.
Propulsée dans le monde de l'oncologie sans pouvoir protester.
Je suis passée de l'allaitement à la ménopause en deux semaines.
J'ai troqué les cours de cardiopoussette avec mes comparses pour les cours de tai-chi avec les retraités.
Je n'ai jamais pensé que je pourrais avoir le cancer.
Je suis une femme en forme, très en forme (même maintenant).
Mon objectif de l'été dernier était de courir un demi-marathon.
J'ai interrompu mes études de 2e cycle en relations publiques pour subir une opération drastique et des traitements intensifs pendant cinq mois et demi.
Je suis en rémission « radiologique », mais le cancer rôde toujours.
Je suis une battante, je suis exceptionnelle (nous le sommes toutes et tous), je vais m'en sortir.
Je ne veux pas voir les statistiques, je n'en suis pas une.
Je crois en l'amour, la lumière, la chance et en ma bonne étoile.
J'ai des projets et des rêves plein la tête : amener mes filles nager avec les dauphins sauvages, encourager mes filles exécuter des arabesques du plongeon et les voir danser en tutu, gravir le Kilimandjaro et le Machu Pichu avec mes filles, écrire, faire de la sensibilisation, apprendre le kitesurf, courir à nouveau un demi-marathon.
Mais la maladie est grave.
Le mot chronique flotte.
TOUTES, je voudrais que vous sachiez que cette maladie existe, qu'elle est sournoise, que personne ne la reconnaît facilement.
Ne vous faites pas dire : il est trop tard.
Et surtout, osez en parler avec tous ceux et celles qui vous entourent, ils s'approcheront.