Né au Rwanda dans un milieu rural, j'ai appris très tôt à utiliser les ressources immédiatement disponibles, autour de la demeure familiale. Maintenant au Québec depuis 40 ans, l'une de mes surprises a été et demeure de voir tant de ressources locales peu ou pas exploitées. Le phragmite (roseau) est l'une de ces immenses ressources négligées au Québec. Pire encore, cet « envahisseur » est actuellement « maudit » par plus d'un! Or, du phragmite peut sortir d'innombrables produits utiles, dont les toits de chaume.
Aujourd'hui, partout dans le monde, excepté ici en Amérique du Nord, les toits de chaume redeviennent à la mode. Mieux construits qu'autrefois, donc plus durables, plus sécuritaires, plus confortables l'été comme l'hiver, et surtout plus écologiques puisque faits d'un produit local, à tout point de vue les toits de chaume sont nettement meilleurs que les bardeaux d'asphalte et les bardeaux de cèdre. Le toit idéal sous les climats nordiques aux températures extrêmes.
Comme aux êtres chers, on ne souhaite toujours que le meilleur, à la veille de passer le flambeau, à mes descendants ainsi qu'à tous leurs concitoyens québécois, je leur souhaite de se la couler douce sous le chaume fait de phragmite d'ici. Que le Très-Haut, quel qu'il soit, les éloigne des effluves toxiques des produits pétroliers importés et de la canicule boréale causée par la déforestation accélérée…
Ndifuriza abakebekwa bose (je souhaite à tous les Québécois) le confort sain des toits de chaume !