Grâce à La Presse, j'ai appris que même si, dès ma grossesse,j'ai inscrit mon fils Samuel sur la liste d'attente centralisée et par téléphone dans des autres CPE, je ne pourrai jamais recevoir un appel parce que mon garçon est né en février 2011 et que son âge pourrait ne pas convenir aux groupes des pouponnières en septembre prochain.
Il y a plusieurs CPE à distance de marche de chez moi, mais la priorité est donnée aux employés des entreprises. On ne connaît personne, dans aucun CPE, on est arrivé au Québec il y a moins de trois ans : aucune possibilité que quelqu'un nous donne un coup de main dans la recherche.
Chaque année, j'ai lu la même histoire. Oui, la ministre a la volonté de créer de nouvelles places, mais je trouve qu'il y a trop de discussion et pas d'action. Quand nous avons choisi le Québec pour immigrer et nous avons exploré l'idée de faire des enfants, la Belle Province semblait absolument parfaite sur papier. La qualité de vie et la possibilité de donner à nos futurs enfants une bonne éducation nous semblaient impossibles ailleurs qu'au Québec. On aurait aimé que Samuel commence à apprendre la langue de Molière, mais peut-être devra-t-il attendre son arrivée à l'école et je devrai alors rester avec lui à la maison sans travailler. Ainsi va notre espoir de participer activement au développement économique, social et culturel du Québec qui commence à perdre la route!