En 1993, j'étais enceinte et j'ai eu une douleur sévère à la hanche qui m'empêchait de marcher. Après plusieurs mois de douleurs, j'ai rencontré une ostéopathe qui a réglé mon problème après deux traitements. Je venais de faire la connaissance de l'ostéopathie. En 1997, j'ai découvert les bienfaits de l'ostéopathie pour le bébé. Ma deuxième fille, âgée de 18 mois, souffrait de difficultés respiratoires. Elle a été traitée par une ostéopathe spécialisée pour enfants et a ainsi évité de souffrir de l'asthme et de ses complications. Admirative de cette médecine alternative assez nouvelle à l'époque, j'ai rêvé de retourner aux études, mais j'avais presque 40 ans et le programme est de six années à temps plein.
En février 2003, j'ai été admise d'urgence à l'hôpital lors d'une hémorragie grave de l'utérus. En salle d'opération, l'anesthésiste m'a expliqué qu'il y avait des risques que je ne survive pas à la chirurgie. Mes signes vitaux étaient très faibles.
En quelques secondes, j'ai pensé à mes filles, leur chagrin de me perdre. J'ai aussi pensé à ce rêve de retourner aux études. J'ai donc DÉCIDÉ : si je survis, je vais devenir ostéopathe.
En septembre 2003, j'ai commencé mes études pour décrocher mon diplôme, en 2009, à 50 ans. Durant mon programme, je me suis spécialisée en pédiatrie. Aujourd'hui, je travaille avec les médecins, pédiatres, infirmières qui m'adressent des bébés et des enfants pour être traités en ostéopathie. À ce jour, l'ostéopathie n'est pas encore utilisée par l'ensemble des institutions de santé et n'est pas couverte par la régie (RAMQ).
Je rêve que l'ostéopathie soit accessible pour tous les enfants, et cela dès leur naissance, afin de leur éviter des problèmes de santé qui les handicaperont toute leur vie.
Je rêve de travailler dans un hôpital au sein d'une équipe médicale.