J'ai choisi de faire participer des élèves du primaire formant la troupe de danse de l'école Denise-Pelletier au projet «rêve d'espoir» pour faire connaître quels sont les rêves et les aspirations de cette génération.
J'enseigne la danse dans un milieu multiethnique dans lequel se retrouvent différents enjeux socioculturels et économiques. Mon rêve personnel est que le racisme ne survive pas au passage de cette nouvelle génération. Je tente d'ouvrir au maximum le dialogue pour que les enfants se comprennent plutôt que de se juger. J'ai pensé que ce projet «rêve d'espoir» serait une bonne façon d'ouvrir le dialogue sur la tolérance et l'acceptation des différences. Devoir choisir, s'affirmer et écrire un rêve sur une affiche est un bon moyen de prendre position et de commencer une réflexion face à ses ambitions.
Les enfants sont porteurs de la tolérance et de l'ouverture. Ce sont les messages reçus et mal compris de leur entourage adulte qui souvent font naître le racisme et le jugement qui mènent au rejet. Pourtant, personne ne veut vivre dans ces conditions. Nous avons tous le droit de réaliser nos rêves et de vivre notre vie comme nous le désirons sans devoir nous préoccuper de la couleur de notre peau ou de notre âge.
À travers la danse, qui est un moyen formidable d'expression, je tente d'ouvrir les élèves à l'acceptation des différences. Je souhaite élargir leur horizon et leur faire prendre conscience des possibilités qui s'offrent à eux. Les habiletés sociales que demandent la création et la performance artistiques sont une invitation à percevoir les différences comme une richesse et non une menace identitaire. J'ai choisi ces enfants talentueux pour qu'ils aient une place pour être vus et entendus. Je voulais leur offrir l'opportunité de se sentir écoutés et importants au sein de la société.