À travers les bons coups et, parfois, les moins bons, nos critiques de restaurants vous racontent leur expérience et présentent l’équipe en salle et en cuisine, tout en expliquant ce qui a motivé le choix du restaurant. Cette semaine : le bar d’inspiration vénitienne Cicchetti.

Publié le 20 juin
Iris Gagnon-Paradis
Iris Gagnon-Paradis La Presse

Pourquoi en parler ?

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

La terrasse colorée du Bar Cicchetti

Hausse du mercure rime avec recherche de terrasses où assouvir sa soif et grignoter sans se casser la tête. On en a trouvé une excellente pour vous, qui vous transporte ailleurs sans pour autant perdre son authenticité montréalaise. De plus, elle est somme toute toujours méconnue. On vous présente le Bar Cicchetti.

Qui sont-ils ?

  • Les trois copropriétaires : Mathieu Delisle, Élyse Leclerc et Gabriel Lavallée

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

    Les trois copropriétaires : Mathieu Delisle, Élyse Leclerc et Gabriel Lavallée

  • L’équipe en salle et en cuisine : le nouveau chef Théodore M Page, la gérante Laure Chéné, la serveuse Josiane Landry et, derrière le bar, Ian Mousseau

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

    L’équipe en salle et en cuisine : le nouveau chef Théodore M Page, la gérante Laure Chéné, la serveuse Josiane Landry et, derrière le bar, Ian Mousseau

1/2
  •  
  •  

Tout commence par la rencontre entre Élyse Leclerc et Venise. La céramiste (Jarre) est complètement charmée par la ville et par ses cicchetti, petites et délicieuses bouchées qui accompagnent les spritz à l’heure de l’aperitivo. Elle revient avec une idée en tête : reproduire ce concept dans un bar, qui s’appellera bien sûr Cicchetti. Elle en parle avec son ami Gabriel Lavallée, qui lui présente Mathieu Delisle. Les deux travaillent derrière le bar du Billy Kun. Pour Élyse, dont l’atelier était situé dans le Mile-Ex, c’est le quartier tout indiqué pour réaliser le projet. Rapidement, les astres s’alignent et le trio trouve un local à l’extrémité ouest de la rue Saint-Zotique, à l’angle de l’avenue du Parc, et ouvre le Cicchetti. C’était il y a quatre ans et demi.

Même si l’équipe a changé en raison de la pandémie, quelques fidèles employés sont toujours au poste, dont la gérante Laure Chéné, la pro du service Josiane Landry (Sardines, Gamba, Alambika…) et Ian Mousseau, derrière le bar. À eux s’ajoute un nouveau chef, Théodore M Page. Originaire d’Angleterre, il a atterri à Montréal il y a sept ans, et a notamment été chef de partie au club privé Club Mont-Royal.

Notre expérience

  • Le plateau de cicchetti, un incontournable

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

    Le plateau de cicchetti, un incontournable

  • Une estivale salade d’asperges et burrata

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

    Une estivale salade d’asperges et burrata

  • Nouveauté sur le menu, un photogénique hamburger au poulet frit avec mozzarella di buffala et aïoli aux tomates séchées

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

    Nouveauté sur le menu, un photogénique hamburger au poulet frit avec mozzarella di buffala et aïoli aux tomates séchées

  • Le joli espace du Bar Cicchetti

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

    Le joli espace du Bar Cicchetti

  • Un long bar de marbre accueille les clients.

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

    Un long bar de marbre accueille les clients.

1/5
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le design de l’endroit est élégant et contemporain, mais aussi un brin rétro avec ses banquettes orange brûlé. Le long espace accueille sur ses murs des œuvres d’art comme cette toile de fleurs impressionnistes signée Élène Gamache.

La terrasse, avec ses chaises colorées, est une oasis à l’abri du tumulte où il fait bon se poser. « Des terrasses, il y en a des centaines à Montréal, mais très peu qui ne donnent pas sur les autos, avec une vue dégagée. Le chemin de fer qui passe devant, c’est un peu comme notre canal à Venise ! », illustre Gabriel.

Au cours de notre visite, un samedi soir du début de juin, la terrasse était pleine. Mon amie et moi avons opté pour une table à l’intérieur. L’ambiance est animée, mais reste feutrée grâce aux lumières tamisées et aux petites chandelles.

La soirée était occupée et le personnel, insuffisant, mais outre une légère attente pour nos cocktails au début du service, tout s’est déroulé rondement. La gentillesse et la célérité de notre serveur étaient exemplaires.

On va chez Cicchetti pour manger des cicchetti. C’est la spécialité de l’endroit ! Œufs mimosas fourrés d’un aïoli aérien et surmontés d’œufs de mujjol, petits sandwichs « pas de croûte » jambon cornichon, crostinis au ricotta avec raisins rouges rôtis au thym, croquantes endives farcies à la romaine, fenouil et parmesan… Difficile de ne pas succomber à ces délices tout aussi simples que savoureux.

Ceux que la faim tenaille peuvent aussi puiser dans le reste du menu. La superbe salade de burrata et asperges bien croquantes est idéale pour la saison. Les frites de polenta, parfaitement croustillantes, sont un classique de l’endroit, accompagnées d’aïoli aux herbes. Le nouveau et photogénique burger de poulet frit semble délicieux. On lui dit à la prochaine fois.

Le Cicchetti, insistent les propriétaires, est d’abord un bar. Il n’y a pas de dessert, et la bouffe arrive à table quand on la commande.

Dans notre verre

  • Quelques vins sur la carte ces temps-ci : Maddie, un vino rosso italien ; Carbonic, un pinot noir ; La Pépette, un pet nat rosé ; Pulp, un vin de macération prolongée ; Fragile, un chenin blanc

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

    Quelques vins sur la carte ces temps-ci : Maddie, un vino rosso italien ; Carbonic, un pinot noir ; La Pépette, un pet nat rosé ; Pulp, un vin de macération prolongée ; Fragile, un chenin blanc

  • Le cocktail Pantone

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

    Le cocktail Pantone

1/2
  •  
  •  

Que vous soyez de type cocktail ou vin (ou les deux), ce qu’on sert au Bar Cicchetti devrait combler vos goûts. Il y a les « Cicchettis », créations plus aventurières de la maison, comme le Pantone, dont le mélange de gin, Apérol, coconut et orange invite à l’évasion, puis les « Classiques », qui regroupent spritz, bellini, daiquiri, pinco sour, negronis.

La carte des vins propose des jus droits, issus de l’agriculture bio ou en biodynamie, qui vont du plus classique au vin nature très funky. Rouge, blanc, rosé, macérations, bulles, il y a toujours quelques choix au verre, ce qui permet de varier les plaisirs.

Bon à savoir

Le Cicchetti ne prend pas de réservation. L’endroit ouvre dès 15 h 30, donc arrivez tôt pour une place au soleil. Il y a quelques options végés au menu. La salle à manger est facilement accessible pour les personnes à mobilité réduite, sauf peut-être les toilettes, qui sont plutôt petites.

Prix

Sortir au Cicchetti est somme toute abordable. Le plateau de cicchetti se détaille à 27 $, et ils sont vendus individuellement 2,50 $. Les autres plats vont de 5,75 $ à 16 $. Les cocktails oscillent entre 9 $ et 14 $. Côté vin, il est possible de dénicher des bouteilles à partir de 40 $.

Informations

Le Cicchetti est ouvert tous les jours, sauf les lundis, de 15 h 30 à 1 h.

6703, avenue du Parc, Montréal

Consultez le site du Bar Cicchetti