Epepe Tukala Vuvu en a fait, du chemin, depuis son enfance au Congo et son adolescence dans un camp de réfugiés au Bénin. Aujourd’hui copropriétaire du comptoir/resto Mokili, à quelques pas du marché Jean-Talon et du parc Jarry, il propose de faire découvrir des spécialités « afrikulinaires », provenant de plusieurs pays de son continent natal, mais à sa sauce.

Publié le 28 avril
Ève Dumas
Ève Dumas La Presse

Arrivé à Montréal en 2008, Epepe a travaillé en restauration pendant plusieurs années avant qu’on lui conseille de pousser sa formation en cuisine avec un diplôme professionnel. Il s’est alors inscrit à l’ITHQ, ce qui l’a éventuellement amené à faire des stages au Toqué ! et au Nora Gray, puis dans des établissements étoilés en France.

  • Les kelewele sont particulièrement savoureux ici, entre autres parce que le plantain a été mariné avant d’être frit, à la ghanéenne.

    PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

    Les kelewele sont particulièrement savoureux ici, entre autres parce que le plantain a été mariné avant d’être frit, à la ghanéenne.

  • Les brochettes de bœuf (suya) sont couvertes d’épices yagi, à base d’arachides et de piment.

    PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

    Les brochettes de bœuf (suya) sont couvertes d’épices yagi, à base d’arachides et de piment.

  • Le mafé du Mokili est un peu plus technique et déconstruit que le plat mijoté classique du Sénégal.

    PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

    Le mafé du Mokili est un peu plus technique et déconstruit que le plat mijoté classique du Sénégal.

  • Cette crème prise absolument divine est aromatisée à l’hibiscus blanc.

    PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

    Cette crème prise absolument divine est aromatisée à l’hibiscus blanc.

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Le chef diplômé a décidé d’utiliser ses compétences pour faire briller les plats de ses plus jeunes années. Dans le camp où il habitait avec une partie de sa famille nombreuse — il a huit frères et sœurs, dont le plus jeune donne d’ailleurs un coup de main en cuisine —, il y avait aussi des Nigériens et des Camerounais, entre autres. Il a appris d’autres manières de cuisiner le manioc et le plantain, découvert la polyvalence de l’arachide…

« En Afrique subsaharienne, il y a de l’arachide partout ! », affirme-t-il avant de nous servir des brochettes de bœuf (suya) aux épices yagi, à base d’arachides et de piment. On trouve également les délicieuses « pinottes » encore dans leur peau en garniture des kelewele, plantains frits à la ghanéenne, et bien sûr dans la sauce du mafé au poulet, d’origine sénégalaise. Le mafé du Mokili est un peu plus technique et déconstruit que le plat mijoté classique. Il est chic, même, avec sa belle portion de poulet de Cornouailles grillé sur le dessus.

  • Epepe Tukala Vuvu est le chef et copropriétaire du Mokili. Derrière lui, la murale peinte par sa partenaire, Baka Serkoukou.

    PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

    Epepe Tukala Vuvu est le chef et copropriétaire du Mokili. Derrière lui, la murale peinte par sa partenaire, Baka Serkoukou.

  • La boutique du restaurant Mokili a de quoi piquer la curiosité.

    PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

    La boutique du restaurant Mokili a de quoi piquer la curiosité.

  • La sauce piquante Pili-Pili est préparée avec des piments habaneros rouges, cultivés par des fermiers locaux d’origine africaine, comme Papy Bulembi, aux alentours de la ville de Montréal.

    PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

    La sauce piquante Pili-Pili est préparée avec des piments habaneros rouges, cultivés par des fermiers locaux d’origine africaine, comme Papy Bulembi, aux alentours de la ville de Montréal.

  • Les jus maison sont puissants, spécialement celui au gingembre, à droite !

    PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

    Les jus maison sont puissants, spécialement celui au gingembre, à droite !

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Ouvert il y a moins d’un an, le restaurant s’est habitué à servir ses plats à emporter et une partie de la clientèle a conservé cette habitude. Mais on peut également s’installer au comptoir pour manger, tout en admirant la colorée murale peinte par la partenaire du chef, Baka Serkoukou. C’est en même temps l’occasion rêvée de poser mille et une questions et d’en apprendre plus sur la diversité des cuisines africaines, tout en étudiant les mystérieux produits d’épicerie à vendre, dont l’excellente sauce piquante Pili-Pili. Un monde d’expérimentation culinaire vous attend !

93, rue de Castelnau Est, Montréal

Consultez le site de Mokili