(Québec) Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a affirmé lors d’une commission parlementaire que bon an mal an, environ 1000 restaurants ferment. « Ça va probablement être plus que ça » cette année, a-t-il lâché.

Caroline Plante
La Presse canadienne

Il a admis que pour certaines entreprises de l’industrie touristique, les prêts d’urgence ne seront pas suffisants.

M. Fitzgibbon a dit travailler sur un programme pour les restaurateurs qui sera modulé selon l’efficience des opérations. « C’est sûr qu’il va falloir faire quelque chose, mais il faut aussi faire attention », a-t-il dit.

« On n’ira pas donner 10 000 $ à chacun des restaurants de Montréal ou du Québec, ça n’aurait pas de bon sens. […] Il faut que les gens fassent leur part aussi. […] On ne veut pas être propriétaire de 22 000 restaurants. »

La ministre Proulx promet un guide… puis se ravise

Les restaurateurs sont toujours dans le noir, même après deux commissions parlementaires qui ont largement traité de leurs difficultés vendredi.

La ministre du Tourisme, Caroline Proulx, a promis d’envoyer dans la journée un guide de relance aux restaurateurs, qui sont parmi les plus touchés par la crise de la COVID-19.

« On vient de m’informer qu’aujourd’hui, on va leur faire parvenir ce guide-là […] pour un retour aux activités dans la restauration », a-t-elle annoncé.

Mais elle s’est vite ravisée en commission virtuelle vendredi, précisant vers la fin des échanges que finalement, le guide n’était pas prêt et qu’il ne serait pas immédiatement envoyé.

Elle a semé la confusion, même au sein de son propre personnel, lorsqu’elle a déclaré : « C’est un comité qui va présenter un guide aujourd’hui, petite précision, donc c’est le comité restauration. »

Son attachée de presse, Sandra O’Connor, a dû préciser que le guide en question était un guide de mesures sanitaires pour le secteur de la restauration et qu’il était actuellement en préparation à la CNESST.

La ministre Proulx a poursuivi en disant que l’objectif était d’aider les entrepreneurs à se préparer pour la réouverture par exemple des salles à dîner, lorsque celle-ci sera permise.

Elle a ajouté qu’un comité interministériel, composé des ministres de l’Agriculture, de l’Économie, du Travail et des Finances, se penchait actuellement sur des scénarios de relance. Elle n’a pas avancé de dates.

Contrairement à plusieurs autres secteurs économiques qui ont eu soit des signaux pour se préparer, soit des plans de déconfinement même amorcés, les restaurateurs sont toujours en attente. Ils réclament au moins un calendrier pour être prêts à rouvrir à l’arrivée de la belle saison.

Le député libéral Frantz Benjamin a souligné en commission que plus de 50 % des emplois de l’industrie touristique se trouvent dans le secteur de la restauration.