À minuit dimanche, toutes les salles à manger des restaurants du Québec devront fermer leurs portes. Craignant que les fermetures temporaires ne deviennent permanentes, les restaurateurs « exigent des mesures de soutien d’urgence ».

Marie-Eve Fournier Marie-Eve Fournier
La Presse

Cette nouvelle mesure drastique a été annoncée par le premier ministre François Legault dimanche après-midi, en même temps que la fermeture des centres commerciaux.

Les restaurateurs ont rapidement réagi car l’impact risque d’être majeur sur leurs activités et leurs revenus. Dans un communiqué, ils affirment encaisser « le coup » et faire « preuve de résilience », tout en exigeant « des mesures de soutien d’urgence ». Seuls les services pour « sortir de la nourriture », de type « take out », peuvent être maintenus, a précisé M.  Legault.

« Pour plusieurs exploitants, les nouvelles consignes vont mener à la fermeture temporaire de leur établissement. Comme on constate toujours l’absence de tout programme d’aide substantiel pour le secteur de la restauration, l’ARQ croit que ces fermetures temporaires vont se transformer en des fermetures permanentes », écrit l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ).

L’ARQ juge qu’il est « impératif que les deux paliers de gouvernement mettent en place une série de mesures fiscales et financières pour sauver l’industrie de la catastrophe ». Le secteur emploie 230 000 personnes dans la province.

Parmi les mesures suggérées : report des versements des taxes de vente, des retenues à la source et des cotisations des employeurs, remboursement immédiat du crédit d’impôt sur la déclaration des pourboires dû aux employeurs de la restauration, report de paiement des factures d’Hydro-Québec et d’Énergir, création d’un programme de paiement différé des loyers commerciaux, etc.

Certains magasins demeureront accessibles

De leur côté, ni le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) ni le conseil canadien du commerce de détail (CCCD) n’ont commenté la décision du gouvernement.

Notons que même fermés, les centres commerciaux devront maintenir l’accès aux épiceries et aux pharmacies. De plus, les commerces ayant un accès directement vers l’extérieur, comme c’est le cas dans les mégacentres, notamment, pourront demeurer ouverts. Par contre, certains de ces magasins, comme Simons par exemple, sont déjà fermés depuis un certain temps.

En ce qui concerne les SAQ, elles demeurent ouvertes pour le moment.