Pendant toute la durée de cette deuxième vague qui force la fermeture des salles de restaurant, nos critiques vous présentent les meilleures options de plats à emporter en ville. Aujourd’hui : le Vin Papillon.

Marie-Claude Lortie Marie-Claude Lortie
La Presse

Le projet

Le Vin Papillon fait partie de la grande famille des restaurants de David McMillan, Fred Morin et Allison Cunningham, dont le plus connu est certainement Joe Beef. Ils sont tous situés rue Notre-Dame Ouest, dans la Petite-Bourgogne, et proposent une cuisine à la fois réconfortante et raffinée, à base de produits d’ici. Des plats assez créatifs, mais chaleureux, toujours très accessibles. Si Joe Beef est très axé sur les produits de luxe traditionnels — pensez foie gras, homard, belles coupes de bœuf, etc. —, Vin Papillon, qui est plus petit, plus abordable et trois portes plus à l’ouest, se consacre surtout à réinventer les légumes. Mais ce n’est pas un restaurant végétarien. J’ai choisi de parler de ce restaurant dans notre section sur la cuisine du temps des Fêtes, car on sert ici de la cuisine qui pourrait devenir la source de nouvelles traditions de Noël, ancrées à la fois dans notre terroir et notre mémoire gustative et la réalité moderne qui font une belle place aux plantes.

PHOTO MATTHEW PERRIN, FOURNIE PAR LE VIN PAPILLON

La tartiflette

À manger

Pendant décembre, la maison proposera toujours ses classiques à la carte, mais ajoutera à son offre des boîtes comprenant des repas complets de plusieurs services préchoisis, pour deux ou quatre. Et on allonge le menu avec certains plats comme le canard confit, ou la tourte aux légumes blancs version Noël, avec des épices à tourtière. Il y aura aussi une tartiflette, avec un demi-Reblochon, à mettre au four. Ce n’est pas parce que c’est végétarien que ce n’est pas totalement décadent !

Qu’a-t-on goûté ? Le classique plat de jambon blanc saumuré et poché maison, servi en tranches extrêmement fines, nappé d’un soupçon de beurre noisette qui lui donne une richesse inédite, et coiffé de tranches de cheddar Avonlea, un des meilleurs cheddars canadiens aux notes presque caramélisées. Difficile de manger du jambon blanc autrement après ça.

PHOTO MATTHEW PERRIN, FOURNIE PAR LE VIN PAPILLON

Le demi chou-fleur rôti à la grenobloise

Autre saveur bien connue des amateurs du Vin Papillon : les carottes fumées au chèvre frais qui, là encore, transportent en version végé les parfums souvent associés aux viandes cuites sur le feu de bois. Un plat végé qui comble.

Un autre de mes favoris est maintenant offert en version végane, après avoir longtemps été garni de croustilles de peau de poulet : le demi chou-fleur rôti à la grenobloise, donc avec estragon, persil, citron et petits croûtons. À essayer.

PHOTO MATTHEW PERRIN, FOURNIE PAR LE VIN PAPILLON

Les carottes fumées au chèvre frais

J’ai bien aimé aussi la salade de sucrines — petites laitues denses — qu’on sert avec de gros morceaux de lardons — vraiment gros — et du pecorino râpé et une vinaigrette à la française, bien aillée et juste assez vinaigrée.

Pour le dessert, choisissez le gâteau Marjolaine, un classique de la pâtisserie française, où génoise aux amandes et noisettes, crème au beurre à la vanille et aux noisettes et ganache au chocolat se rencontrent dans un élégant étagé. En plus, c’est sans gluten pour ceux que ça intéresse.

À part pour le poulet entier à 55 $, les plats sont de 10 $ à 27 $ à la carte.

PHOTO MATTHEW PERRIN, FOURNIE PAR LE VIN PAPILLON

Le jambon blanc coiffé de tranches de cheddar Avonlea

On boit

Le Vin Papillon propose une des cartes les plus intéressantes en ville pour ceux qui s’intéressent aux crus issus de l’agriculture biologique, biodynamique, ou tout simplement du travail artisanal naturel. Ici, on oublie les produits vastement disponibles à la SAQ. On est ailleurs, chez des petits producteurs dont il est souvent difficile de trouver les bouteilles autrement. On aime notamment la sélection de vins du domaine Les Pervenches, à Farnham, un des producteurs québécois qui affichent magnifiquement leur pertinence actuellement. À noter : il n’est pas possible d’acheter du vin si on passe par un service de livraison. Et il faut acheter un repas pour pouvoir en commander. Cela dit, acheter du vin des restaurants où on commande des plats à emporter est aussi une des façons les plus efficaces de les encourager financièrement.

PHOTO MATTHEW PERRIN, FOURNIE PAR LE VIN PAPILLON

Le gâteau Marjolaine

À savoir

Ouvert du mercredi au samedi, de 16 h à 19 h. On peut y faire la cueillette des plats soi-même. Les commandes se font par téléphone à partir de 13 h, et la personne au bout du fil est là non seulement pour prendre en note les différents choix à partir du menu sur le site web, mais aussi pour répondre aux questions et donner des conseils. On peut aussi commander directement sur place à partir de 16 h ou alors commander à l’avance en ligne avant de passer. Aussi, on peut commander en ligne et faire livrer à la maison avec DoorDash.

2519, rue Notre-Dame Ouest, Montréal. 514 439-6494.

> Consultez le site du Vin Papillon