Pour un délicieux brunch en famille ou entre amis

Iris Gagnon-Paradis Iris Gagnon-Paradis
La Presse

On le dit, on le sait, mais on ne suit pas toujours le précepte selon lequel le petit déjeuner est le repas le plus essentiel de la journée. Mais on fait bien vite sienne cette idée lorsqu’on s’attable au Capsa pour le brunch.

C’est l’été dernier que le Boxotel, charmant hôtel-boutique situé tout près du Quartier des spectacles, a accueilli en ses murs le restaurant Capsa, dont on aperçoit la salle en plongée lorsqu’on passe rue Ontario.

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

L’à-côté de choux de Bruxelles frits et yogourt à l’oignon vert

Parler de sous-sol ne rend pas hommage à la particularité de cet espace, situé sous le niveau de la rue, certes, mais agréablement baigné de lumière grâce au plafond ouvert – on peut voir le restaurant de la réception – et aux grandes fenêtres. Une jolie œuvre murale habille le mur du fond, alors que béton, banquettes en cuir et plantes cohabitent en harmonie dans cette petite «  boîte  » où on est chaleureusement accueilli par les propriétaires, le chef Hugo Potvin et sa compagne Vanessa Gomes (n’y cherchez pas Danny St-Pierre, qui est partenaire, mais n’est pas présent au restaurant au quotidien).

Le couple mélange avec habileté ses racines québécoises et portugaises pour proposer au Capsa un menu de jour tout en simplicité et rempli de bonnes idées, très facile à aimer et à avaler tout rond.

Car oui, au Capsa, on brunche à longueur de journée et d’année, l’établissement étant ouvert tous les jours de 7 h à 15 h. Une formule qui sied très bien à l’espace.

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Le chef Hugo Potvin (photo) et sa compagne Vanessa Gomes sont les maîtres d’œuvre du Capsa.

Pour l’amour du brunch

Le Capsa offre une belle carte équilibrée entre choix plus classiques – œufs bénédictine, tour de pancakes et bacon, yogourt et granola – et d’autres plus inventifs. En grosse tablée, chacun y trouvera sans doute son bonheur, ce qui n’est pas négligeable lorsqu’il est question de brunch.

L’influence portugaise se fait sentir notamment dans le Francesinha, un croque-monsieur portugais immense – pour les gros, gros appétits – où se rencontrent entre deux tranches de pain et avec une décadence certaine jambon, steak, saucisse et chorizo. Le tout est recouvert de fromage fondu et d’un œuf au plat et baigne dans une sauce secrète que notre serveuse compare à un hybride de sauce à poutine et de sauce tomatée, qui se révèle très bonne et légèrement relevée.

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Une immensité que l’homme de la maison a engloutie en moins de deux, absolument repu et satisfait de son choix. «  Une orgie de viande  », résume-t-il. Pas pour les végétariens de ce monde, donc.

Heureusement, entre les sandwichs «  poulet frit de luxe  » et «  BLTO  » (pour bacon-laitue-tomate-œuf), le menu offre également des compositions offrant plus de légèreté et davantage axées sur les légumes, dont certaines figuraient à l’ardoise le jour de notre passage.

Bagel à l’avocat et œuf poché, tataki de thon avec chutney style charcuterie… Notre choix s’arrête finalement sur la tartine de gravlax de saumon avec son fromage à la crème, roquette et œuf au plat. Un plat somme toute classique, pas particulièrement raffiné avec son pain un peu trop grillé, son amoncellement de tomates coupées en gros quartiers et sa tombée de roquette, mais qui fait le travail.

Ce sont les plats choisis en accompagnement qui nous ont particulièrement charmés, et auxquels il serait dommage de passer outre.

Au menu ordinaire, la succulente salade d’endive se présente «  à la César  », une combinaison qui marche vraiment bien avec la sauce César crémeuse aux anchois qui enrobe la laitue amère découpée en julienne, le tout parsemé de câpres. On fait également la fête aux choux de Bruxelles frits – croustillants, mais ayant gardé leur côté « vert », ce qu’on apprécie – et qui viennent servis sur un yogourt annoncé à l’oignon vert, mais qui pourrait avoir plus de «  punch  » côté saveur.

On accompagne son repas d’un mimosa – parce qu’on le mérite bien –, d’un café bien tassé ou d’un des choix du moment dans les vins au verre et on sort du Capsa repus, et heureux. Et c’est ce qu’on attend, finalement, du repas le plus important de la journée !

Notre verdict

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On paie : Un prix abordable ; le menu propose des entrées ou petits plats entre 5 $ et 15 $ ; des plats principaux entre 14 $ et 19 $  ; quelques douceurs entre 5 $ et 9 $ ainsi qu’un menu pour enfants entre 4 $ et 7 $.

On boit : La carte à boire est courte, mais bien montée. Quelques vins au verre à l’ardoise, des cocktails qui riment bien avec déjeuner (mimosa, spritz, bloody ceasar, pastis…), un joli choix de bières locales et une panoplie de boissons non alcoolisées, du café des brûleries Faro en passant par les thés de Camellia Sinensis.

On se sent : Bien accueilli dans cet espace lumineux et chaleureux où les propriétaires sont présents au jour le jour.

On aime : Le lieu, la belle carte des brunchs qui plaira à tous, le personnel très sympathique.

On aime moins : Quelques éléments dans les plats qui pourraient être travaillés de façon plus raffinée, certaines saveurs qui pourraient être plus affirmées.

On y retourne ? Avec plaisir.

Capsa, 175, rue Ontario Est, Montréal, 514 281-0202. https://www.capsabox.com/accueil