La cuisine française classique est toujours une référence dans le monde de la haute gastronomie, mais les tables qui s’y consacrent se font plutôt rares par les temps qui courent.

Iris Gagnon-Paradis Iris Gagnon-Paradis
La Presse

Avec Le Boulevardier, le nouveau restaurant du Germain Montréal ouvert officiellement depuis lundi, Bruno Durand, partenaire et opérateur, et David Pellizzari, chef, espèrent bien redonner à des plats classiques comme le lapin à la royale ou la cuisse de grenouille la place qui leur revient.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

L’espace du nouveau restaurant, fort réussi, est signé par Atelier Zébulon Perron et rend hommage à l’esthétique des années 60.

« Quand je suis arrivé en Amérique du Nord, il y a plus de 20 ans, la cuisine française était le fleuron de la restauration. Depuis, ç’a été complètement éclipsé par la cuisine italienne.

« Moi, j’avais en tête d’ouvrir un restaurant qui représente qui je suis et qui rend hommage à la cuisine classique française », détaille M. Durand, un Français qui est passé par de réputés établissements à New York et à Toronto, et qui s’occupait jusqu’à récemment du développement des restaurants du Groupe Germain partout au Canada.

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Le chef David Pellizzari et le partenaire et opérateur Bruno Durand sont les deux têtes penseuses derrière le concept du Boulevardier.

Un emploi qu’il a quitté pour créer Le Boulevardier et le bar Le Flâneur, un projet mené en étroite collaboration avec le chef Pellizzari, du regretté Lili Co.

Après avoir eu son propre restaurant, le sympathique cuisinier était hésitant lorsqu’il a reçu l’offre du Germain Montréal.

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De charnus escargots servis dans une pâte feuilletée avec un beurre à l’ail : une des entrées qui figurent au menu du Boulevardier

« Mais dès que j’ai parlé avec Bruno, le choix est devenu très facile. On échange des idées et on est sur la même longueur d’onde », explique ce dernier, visiblement enthousiasmé par sa nouvelle vie.

C’est Atelier Zébulon Perron qui s’est chargé, avec beaucoup de succès, du design du restaurant. L’écrin, sophistiqué et élégant, se laisse aller à une certaine décontraction (pas de nappes blanches ici !) et rend hommage à l’esthétique des années 60, l’année 1967 plus particulièrement – année de construction du Germain Montréal, qui été récemment complètement rénové et repensé.

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Le restaurant, situé au deuxième étage, offre une vue sur le centre-ville de Montréal.

Un canevas de choix qui laisse briller les plats stellaires du chef, qui offre une relecture inspirée de grands classiques de la cuisine française, qui s’accompagne évidemment d’une carte mettant l’accent sur les vins du Vieux Continent, plus particulièrement de la France, bien sûr, et des cocktails qui remettent au goût du jour des classiques, dont le Boulevardier, évidemment !

Au premier niveau, le bar Le Flâneur propose une offre plutôt bistro, avec des burgers, des huîtres, une jolie carte des cocktails où l’effervescence est en vedette.

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Un autre classique réinventé par le chef : le décadent lapin à la royale en croûte, avec boudin noir et foie gras, surmonté de laitue, de graines de cameline et d’huile de truffe

Un nouveau repaire à découvrir lors de votre prochain passage au centre-ville.

2050, rue Mansfield, Montréal

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