Il se passe quelque chose de fort sympathique dans un coin un peu oublié de Villeray, là où le boulevard Saint-Laurent s’approche de l’autoroute.

Ève Dumas Ève Dumas
La Presse

Un père et sa fille ont ouvert un restaurant qu’on ne s’attendait pas à trouver là. Les gens du quartier pleuraient encore, deux ans plus tard, la fermeture du restaurant Trilogie.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Le nom du restaurant fait allusion à une plage près de Nice.

Ils peuvent aujourd’hui se réjouir de voir arriver Paloma dans le joli local tout en profondeur.

La cuisine niçoise, entre la Provence et l’Italie, remplace les dumplings chinois. C’est Armand Forcherio qui est aux fourneaux et c’est sa fille unique Rosalie qui s’occupe de la salle.

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Armand Forcherio a travaillé au Nizza, grand restaurant provençal du centre-ville, fermé depuis 2010. 

La beauté de cette restauration intergénérationnelle, c’est le mélange de clientèle qu’elle favorise. Il y a les anciens habitués du Nizza, fermé en 2010, qui viennent saluer le chef.

Puis il y a les amis et ex-collègues de la jeune sommelière (Montréal Plaza, Filet et autres belles tables montréalaises) qui se pointent un vendredi soir ou un mercredi midi pour encourager une des leurs.

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La pieuvre aux pommes de terre rattes est un des classiques du chef Forcherio.

Les uns prennent les bébés des autres dans leurs bras. On parle français et italien, comme chez les Forcherio.

Armand a grandi à Nice, fils de parents italiens. Sa cuisine est un reflet de ses origines. Le menu est court et divisé en cinq petites sections : apéro, entrées, plats, à-côtés et desserts.

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Rosalie a choisi des vins d’artisans pour accompagner la cuisine de son père.

L’équilibre légumes, fruits de mer, poisson, viande et pâtes est impeccable. On voudrait tout goûter.

Dans les récentes années, Rosalie a passé un peu de temps à faire du vin dans l’Ardèche, avant de travailler au défunt restaurant Saturne, un des temples parisiens du vin naturel.

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Armand et Rosalie Forcherio, père et fille, avaient le projet d’ouvrir un restaurant ensemble depuis un moment. 

Aussi sa carte des vins ne comporte-t-elle que des cuvées d’artisans. Le choix est limité pour l’instant, mais si ciblé qu’on trouve sans difficulté une bulle, un blanc, un « orange » ou un rouge pour étancher n’importe quelle soif.

« Paloma, c’est le nom d’une plage à Saint-Jean-Cap-Ferrat, juste à côté d’où Armand est né, explique Rosalie. On a fait des pique-niques et passé de beaux moments en famille sur cette plage. »

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Au Paloma, on parle français et italien, comme chez les Forcherio. Les uns prennent les bébés des autres dans leurs bras... C’est toute la beauté de cette restauration intergénérationnelle.

Merci aux Forcherio de nous en rapprocher un tout petit peu, en ce début d’hiver hâtif et inattendu !

8521, boulevard Saint-Laurent, Montréal

Consultez le site du restaurant : https://www.palomamontreal.com/