Des Basses aux Hautes-Laurentides, les adresses gourmandes se multiplient depuis quelques années. Nos suggestions d’endroits à découvrir.

Iris Gagnon-Paradis Iris Gagnon-Paradis
La Presse

Sainte-Agathe-des-Monts

Le restaurant du StoneHaven Le Manoir

Un nouvel hôtel unique en son genre vient d’ouvrir à Sainte-Agathe-des-Monts. Demeure historique construite en 1908, elle fut la résidence de Lorne McGibbon, le « Gatsby » canadien qui organisait de grandes fêtes sur son vaste domaine, nous apprend Michel Tremblay, directeur général, avant d’être occupée par les pères oblats. C’est Georges Coulombe, promoteur immobilier spécialisé en restauration d’immeubles historiques, qui a acquis l’endroit. Trois ans et quelques millions de dollars plus tard, le résultat est superbe : meubles authentiques du début du XXe siècle, jardin à l’italienne, en plus d’un spa et d’une piscine qui seront terminés sous peu. Le restaurant de l’hôtel, sous l’égide du chef Silvio Alonso (Quintessence), a bénéficié des conseils du chef Éric Gonzalez. Le menu oscille entre classiques de la cuisine française et plats axés sur la fraîcheur. Ouvert depuis un mois seulement, l’endroit est encore en rodage, mais rempli de promesses.

40, chemin du Lac-des-Sables, Sainte-Agathe-des-Monts

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Val-David

Restaurant et gîte Les Passionnés

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

Le chef Jean-Philippe Cournoyer propose une cuisine de saison en formule menu dégustation aux Passionnés, comme ce photogénique poireau vinaigrette.

Après des années en tant que chef exécutif du Pois penché, Jean-Philippe Cournoyer avait envie de ralentir la cadence. Une occasion d’affaires et deux ans de rénovations plus tard, le voici à la tête du restaurant et gîte Les Passionnés, à Val-David, dans un ancien salon de coiffure entièrement remis à neuf en bordure de la rivière du Nord. En plus d’offrir l’hébergement aux gens de passage avec deux chambres (dont beaucoup de cyclistes qui parcourent le parc linéaire Le P’tit Train du Nord), l’endroit propose une cuisine de marché en formule menu dégustation de cinq ou sept services, qui change chaque jour. « Ce que j’aime de la région, c’est la communauté et l’entraide. Il y a beaucoup moins de compétition qu’à Montréal », constate celui qui habite à Sainte-Adèle.

1480, chemin de la Rivière, Val-David

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Saint-Adolphe-d’Howard

Camp de base

La brasserie Camp de base, à Saint-Adolphe-d’Howard, fondée par le brasseur Alexandre Sirois et sa copine, Lucie Boulanger, s’est taillé une belle réputation auprès des amateurs de bières classiques, équilibrées et faciles à boire. Sirois, qui a brassé longtemps à la Microbrasserie St-Arnould, à Mont-Tremblant, a voulu retourner à une production plus artisanale avec Camp de base. La brasserie a d’ailleurs lancé, avec quatre brasseries de la région, la Coop brassicole des Laurentides, avec l’idée de créer à un moment donné une route brassicole des Laurentides. Uniquement lieu de production pour l’instant, Camp de base ouvre ses portes un dimanche par mois (le prochain est le 11 août), mais on peut se procurer ses produits dans nombre d’établissements de la région, dont le pub La Chèvre, situé à côté de la brasserie, et à L’Épicurieux, avec qui la brasserie a collaboré pour créer Le Bon Voisinage, bière estivale à base de cerises à grappes et de sumac de la région.

1508, chemin de l’Avalanche, Saint-Adolphe-d’Howard

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Bois-des-Filion

Station organique

Mélanie Ménard a découvert les jus frais pressés à une époque où ils n’étaient pas encore à la mode, au moment où elle était aux prises avec un problème de santé. C’est ainsi qu’est né l’intérêt de la diplômée en cuisine et en sommellerie pour l’alimentation santé et crudivore — elle est notamment passée par Crudessence, mais aussi par les cuisines du Toqué ! Au départ entreprise spécialisée en jus pressés à froid, Station organique s’est transformée en petit comptoir et café l’an dernier, fort populaire auprès des résidants de Bois-des-Filion, à l’entrée des Laurentides. Bols smoothies déjeuners colorés, toasts à l’avocat, lattés au curcuma ou à la betterave, salades : tout ce qui figure au menu est à base de plantes. De quoi faire le plein de vert et d’énergie !

408, boulevard Adolphe-Chapleau, Bois-des-Filion

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Val-Morin

En faim chez nous

PHOTO FOURNIE PAR EN FAIM CHEZ NOUS

Le chef Olivier Rosa et sa femme, Sophie Charbonnel-Rosa, sont derrière le petit établissement En faim chez nous, à Val-Morin.

Un couple de Français caressant le rêve de créer son « projet de vie » au Québec qui tombe amoureux des Laurentides ; une maison porteuse d’histoire entièrement transformée de l’intérieur en petit établissement de 25 places ; un menu table d’hôte à l’européenne, élaboré à partir des produits du marché du jour : ce sont là les éléments-clés de l’histoire de l’enseigne En faim chez nous, ouverte à Val-Morin depuis l’an dernier. Le chef Olivier Rosa, sa femme, Sophie Charbonnel-Rosa, et leur fils Thibault accueillent dans leur maison les gourmands venus goûter à leurs inspirations du moment, qui changent tous les jours, que ce soit en menu bistro du midi ou en quatre services le soir.

6220, rue Morin, Val-Morin

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Saint-Sauveur

Lola45

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Le Lola45, à Saint-Sauveur, propose une cuisine du marché qui varie avec les saisons.

Lola45 fait souffler depuis 2015 un vent de fraîcheur à Saint-Sauveur. Son fondateur, David Gaudet St-Germain, a travaillé plus de 15 ans dans le village et avait envie de « faire changement avec un menu qui varie selon les saisons et les arrivages », une cuisine du marché signée par le chef David Martin. Avec ses 44 places, plus la terrasse accueillant une vingtaine de personnes l’été, l’endroit reste à échelle humaine et est fréquenté à l’année par une clientèle régulière. « Les gens se laissent plus aller, ils nous laissent choisir leur menu, leurs vins, ils s’intéressent à la provenance des aliments », constate le propriétaire.

206, rue Principale, Saint-Sauveur

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Ferme-Neuve

Cantine Pollens &  nectars par Miels d’Anicet

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Située à Ferme-Neuve, dans les Hautes-Laurentides, la cantine saisonnière Pollens & nectars, par les Miels d’Anicet, vaut le déplacement.

C’est aux confins des Hautes-Laurentides qu’a poussé cette table saisonnière, projet des Miels d’Anicet, où vous croiserez peut-être la gang de L’Épicurieux, venue profiter d’une journée de congé, ou des familles dont les parents se relaxent en prenant un verre tandis que les enfants s’épivardent à l’extérieur. Une cuisine de saison et de proximité parfumée au miel est à l’honneur, sans oublier de bien belles choses du terroir à boire. Ça vaut le déplacement (jusqu’à la mi-septembre) !

111, rang 2 Gravel, Ferme-Neuve

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