«L'açaï, c'est un petit fruit prometteur, on commence même à en mettre dans les céréales. C'est le petit fruit in», dit Hélène Baribeau, nutritionniste consultante chez Aliments de Santé Laurier.

Louise Lemieux LE SOLEIL

Mme Baribeau appuie son jugement sur une étude effectuée par une université brésilienne qui a comparé la quantité d'antioxydants dans l'açaï avec d'autres petits fruits. Une autre étude publiée dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry a démontré qu'entre 56 et 86 % des cellules cancéreuses humaines cultivées en boîtes de Petri avaient été détruites grâce à l'açaï. Les antioxydants - ou composés phytochimiques - ont en effet la capacité de lutter contre les radicaux libres de l'organisme, qui dégradent les parois des cellules.Le fruit aurait aussi des effets vasodilatateurs suggérant son efficacité pour le traitement des maladies cardiovasculaires, selon la même étude. Il contiendrait également des oméga-6 et 9, des protéines, des fibres, des minéraux et des vitamines (A, B et E).

L'açaï se vend en pulpe et congelé, ce qui permet de mieux conserver ses propriétés. Il a été mis sur le marché par deux compagnies québécoises, Amazonia (6 $ pour quatre paquets de 100 grammes) et Nuselva (deux paquets de 250 grammes d'açaï équitable coûtent 11 $). On le trouve chez Aliments de Santé Laurier, Le Crac, Ô Tournesol et Corneau Cantin.

Comment le manger ? En smoothie, suggère Mme Baribeau, en le mélangeant avec du lait de soya à la vanille, par exemple, et en y ajoutant d'autres fruits, parce que l'açaï n'est pas sucré.

Même si l'açaï semble plus intéressant que d'autres petits fruits exotiques comme le goji, le mangoustier, le noni, qui ont eu leur heure de gloire au fil des ans, Hélène Baribeau continue de privilégier la canneberge et le bleuet, renommés pour la quantité d'antioxydants qu'ils contiennent et qui ont fait l'objet de nombreuses études à l'Université Laval et dans plusieurs universités américaines.

Le bleuet (le sauvage est plus efficace que le cultivé) aurait des vertus anticancérigènes, amélioreraient l'équilibre, la coordination et la mémoire à court terme selon une autre étude effectuée sur les rats vieillissants et protégerait les cellules du cerveau au moment d'un arrêt cardiaque.

La canneberge, proche parente du bleuet, diminuerait les risques de maladies cardiaques, préviendrait les ulcères peptiques, la plaque dentaire, les infections urinaires.

« Le bleuet et la canneberge, on en a sur notre territoire. On peut les manger frais. Il n'y a rien de mieux. Je ne suis pas convaincue que tous ces fruits venus d'ailleurs nous apportent plus que les nôtres », affirme la nutritionniste.

Pour réduire les risques de cancer, rien de mieux qu'une consommation abondante de fruits et de légumes selon Hélène Baribeau, qui endosse les conclusions du Dr Richard Béliveau (Les Aliments contre le cancer).