(Francfort) La célèbre Fête de la bière de Munich aura bien lieu cette année, du 17 septembre au 3 octobre, après deux annulations en raison de la pandémie de COVID-19, a annoncé vendredi le maire de la capitale bavaroise.

Publié le 29 avril
Agence France-Presse

« J’ai chargé l’administration de lancer l’organisation de l’Oktoberfest 2022 sans restrictions » sanitaires, a expliqué le maire Dieter Reiter lors d’une conférence de presse.

Le rendez-vous, qui réunit en temps normal plus de 5 millions de personnes, dont un tiers en provenance de l’étranger, avait été annulé en 2020 et 2021 en raison de la pandémie de coronavirus.

« Le cadre a évolué » et « on ne peut plus parler d’une surcharge du système de santé », a noté l’élu, qui aurait toutefois souhaité mettre en place des restrictions d’accès, comme par exemple un laissez-passer sanitaire ou des tests obligatoires.

Mais « il n’y a pas de loi qui m’autorise » à décider de telles mesures, a regretté M. Reiter.

La situation sanitaire reste dégradée en Allemagne, qui enregistre actuellement plus de 100 000 nouveaux cas de COVID-19 toutes les 24 heures. Le taux d’incidence sur sept jours dépasse les 750 et plusieurs experts mettent en garde contre un regain épidémique.

« J’espère que la situation ne s’aggravera pas cet automne et que la Fête de la bière ne sera pas annulée à la dernière minute », a-t-il ajouté.

Alors que la tenue de fêtes foraines au moment de la guerre en Ukraine a fait débat, le maire de Munich a par ailleurs expliqué que « cela ne justifie pas » une troisième annulation.

« Personne ne peut prévoir la situation » dans plusieurs mois, a justifié M. Reiter.

L’annulation en 2020 avait été la première depuis la Seconde Guerre mondiale. En 1854 et 1873, elle n’avait pas eu lieu à cause d’épidémies de choléra.

La production de houblon et de bière est élevée au rang de culte national en Allemagne et notamment en Bavière.

Les Allemands sont parmi les plus grands consommateurs de bière en Europe avec 84 litres par habitant en 2021.

Récemment, la pandémie et l’invasion russe de l’Ukraine ont fait bondir les prix des matières premières et forcé plusieurs brasseries à augmenter leurs prix.