Après avoir subi certains retards en raison de la pandémie, la Brasserie Walkyrie, fondée en 2020, peut enfin regarder de l’avant. Elle vient récemment de mettre en vente son premier produit : l’hydromel Beyla.

Julien B. Gauthier, Initiative de journalisme local Le Lac St-Jean

« On peut enfin distribuer notre produit. On avait 500 réservations pour environ 200 personnes de partout au Québec, explique l’un des propriétaires, Gabriel Lavoie.

L’hydromel, à 10 % en alcool, se veut plus traditionnel. Il est doux et peut se consommer en apéritif avec des viandes froides, des charcuteries, du saumon fumé et des fromages qui ont un gout un peu plus fort de noisette ».

Ce premier produit, dont la recette est en élaboration depuis quatre ans, ne sera toutefois pas le seul pour bien longtemps. Les trois entrepreneurs travaillent actuellement sur un hydromel plus sec et un autre sans alcool.

« On a eu la chance d’être aidés par des sommeliers qui nous ont conseillés tant pour le développement que pour le vieillissement ».

Défis

Comme bien d’autres entreprises, elle a subi les contrecoups de la pandémie. Les coûts élevés des matériaux ont ralenti la construction de l’espace client. Une pénurie de bouteilles a également freiné la production.

Pour l’instant, seule la brasserie est opérationnelle. Gabriel Lavoie espère ainsi trouver du financement afin de pouvoir accueillir les clients sur place à l’hiver.

« Sans être un restaurant, ce sera un espace où l’on offrira des paninis, des nachos, fromages, foie gras et produits du terroir. Il aura une thématique viking, scandinave et on pourra y jouer des jeux de société ».

Pour opérer l’espace client, des embauches sont notamment prévues.

L’achat d’équipements pour la section brasserie a également représenté un défi de taille pour les trois entrepreneurs. « Ça demande un bon réseautage de contacts. À première vue, on ne trouvera pas de cuves en acier inox sur Amazon ! Il faut connaître les noms, les spécificités. On a eu l’aide de certaines microbrasseries ».

Démarchage

L’hydromel se vend directement sur place à la succursale de Lamarche, au 134, rue Principale. Mais d’autres points de vente sont prévus.

L’entreprise réalise actuellement du démarchage afin de diversifier ses points de vente. Récemment, elle a participé à son premier évènement, la Grande fête des récoltes, les 28 et 29 août dernier.

Elle vise surtout les épiceries spécialisées. En raison de son permis de production artisanale, elle ne pourra pas se retrouver en SAQ, pour l’instant.