(Lyon) Le groupe lyonnais Ninkasi, qui surfe depuis ses origines sur la formule hamburger-bière faite maison-musique, a fait le choix de s’étendre au-delà de son berceau rhônealpin, l’obligeant à construire une nouvelle brasserie.

Agence France-Presse

« Soixante pour cent des demandes de franchise qu’on recevait venaient hors de la région. Nous allons désormais les étudier », a indiqué vendredi à la presse son fondateur et principal actionnaire, Christophe Fargier.

Ninkasi exploite à ce jour 19 établissements — 9 en propre et 10 en franchise — en grande région lyonnaise. Après Villefranche-sur-Saône, le groupe prévoit d’en ouvrir trois autres cette année à Aubière, près de Clermont-Ferrand, à Dijon et au parc OL, près de Lyon.

Mais les bières Ninkasi sont aussi disponibles hors des restaurants du groupe. Depuis quelques mois, elles sont vendues en grande distribution, chez Monoprix (Casino) au niveau national, chez Carrefour dans le quart sud-est du pays.

Les nouveaux restaurants du groupe seront implantés en priorité en région parisienne et dans le Sud-Est. « On veut se caler sur les régions où nous sommes bien distribués ». Les premières ouvertures pourraient intervenir dès 2021.

Cette expansion va obliger le groupe à construire une nouvelle brasserie à Tarare qui viendra progressivement prendre le relais de l’actuelle, dont la capacité devrait pouvoir être poussée à 45 000 hectolitres/an, mais pas beaucoup plus.

Le nouvel outil, qui devrait entrer en fonctionnement en 2023/24, aura une capacité de production de 100 000 hectolitres/an, dont le quart servira à la fabrication de whisky — un nouveau marché où le groupe s’est lancé en 2018.

L’investissement est pour l’heure chiffré à 20 millions d’euros même si M. Fargier espère pouvoir ajuster à la baisse ce montant. Une somme conséquente pour un groupe dont le chiffre d’affaires est ressorti à 28,6 millions d’euros l’an dernier.

Le groupe devrait donc procéder vers le printemps 2022 à un nouveau tour de table. Son capital est actuellement détenu aux deux tiers par M. Fargier, à 20 % par un groupe de chefs d’entreprise locaux et à 12 % par une quinzaine de cadres. M. Fargier espère lever à cette occasion entre 7 et 10 millions d’euros d’argent frais.