Avec l’engouement indéniable pour le vin du Québec, plusieurs vignobles de la province ont manqué de bouteilles à la fin de l’été. Bonne nouvelle, il devrait y avoir un peu plus de vin québécois l’an prochain.

Karyne Duplessis Piché Karyne Duplessis Piché
Spécialiste en vin, collaboratrice invitée

Les vendanges sont terminées et plusieurs producteurs se réjouissent de la quantité de raisin récoltée. C’est le cas de Matthieu Beauchemin, au Domaine du Nival, près de Saint-Hyacinthe.

« Ce qui est vraiment exceptionnel, c’est la quantité de raisins, résume le vigneron. C’est la première année où tout va bien chez nous. »

Tous les vignerons n’ont pas eu cette chance. Certains ont été touchés par le froid précoce de la fin de septembre. D’autres ont eu des pertes à cause du gel au printemps.

Le président du Conseil des vins du Québec (CVQ), Louis Denault, constate néanmoins que dans l’ensemble, les vignerons sont satisfaits. « Ce ne sera peut-être pas le millésime du siècle, mais ce sera meilleur que 2019. »

Même si les quantités s’annoncent supérieures, Louis Denault rappelle que la production québécoise, qui s’élève à 3 millions de bouteilles, est loin des 230 millions de bouteilles de vin vendues à la SAQ.