L’identité exacte du hondarribi zuri, rare cépage basque, se perd dans le riche paysage ampélographique du Pays basque, français et espagnol. Les vignerons du País Vasco clament qu’il est indigène, mais des analyses d’ADN ont démontré que de nombreux plants de hondarribi zuri sont en fait du crouchen ou du courbu, deux cépages français du Sud-Ouest, voire du noah, un hybride américain. Chose certaine, les vins de Txakoli qu’il donne sont indissociables de la riche scène gastronomique locale : des vins simples et de soif pour accompagner les fameux pintxo.

Véronique Rivest Véronique Rivest
Sommelière, collaboratrice invitée

Pour l’apéro et les tapas

Pas facile à dire rapidement ni à prononcer ! Par contre, un seul verre et on se retrouve au Pays basque. Astobiza est le nom du domaine, situé à Okendo, dans les collines au sud de Bilbao. Txakoli de Álava est le nom de l’appellation, qui s’étend sur les collines entre l’Atlantique et la Rioja. Le cépage phare en blanc est le hondarribi zuri, à l’origine des vins qui coulent à flots dans les bars à tapas de la région, mais rarement vus ailleurs. Sans prétention, simple et léger, mais très sympa, frais et gouleyant, c’est un très bon exemple du style. Peu aromatique, avec un peu de pommes vertes et d’agrumes, mais plein d’énergie avec de délicates notes salines en finale, qui appellent un deuxième verre. Parfait apéro et bien sûr compagnon de tapas, surtout celles aux anchois ou aux sardines.

Astobiza Txakoli de Álava 2019, 20,55 $, (14250756), 12,5 %.

Garde : à boire.

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Un Cahors plein de fraîcheur

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Combel La Serre Le Pur Fruit du Causse Cahors 2018

Si Cahors rime toujours pour vous avec vins noirs très corsés, vous risquez d’être surpris. Cette cuvée mise en effet sur la fraîcheur et l’éclat du malbec, cultivé sur le causse, ce haut plateau calcaire qui surplombe la région. Issu de vignes de 35 ans en moyenne, cultivées en bio, le vin est élaboré avec 20 % de grappes entières en cuve béton, sans bois et sans artifices. Ça donne un vin plein de fruit, d’éclat et de vitalité, avec une bouche fraîche et croquante, des arômes de mûres et de violette, et de très légers tanins. Une nette impression minérale, caillouteuse, se dessine en finale. Assez réduit à l’ouverture (des notes animales prononcées), il profite beaucoup d’un passage en carafe. À servir légèrement rafraîchi avec des charcuteries, un hamburger, des grillades.

Combel La Serre Le Pur Fruit du Causse Cahors 2018, 18,45 $, (12956481), 12,5 % (Notez qu’en 2017, le 2015 se vendait 19,50 $).

Garde : de 2 à 3 ans.

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Syrah + cinsault = Syrault

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Le Quai à Raisins Le Syrault Vin de France 2018

Imogen Berry et Robin Althoff se sont rencontrés à l’école d’œnologie. Après avoir roulé leur bosse dans les vignobles du monde, ils s’installent à Aubais, entre Nîmes et Montpellier. En plus d’y cultiver leurs propres vignes, ils élaborent aussi des vins à partir de raisins cultivés en bio par d’autres vignerons, de la Vallée du Rhône jusqu’au Roussillon. Toujours de façon très peu interventionniste et sans ajouts de sulfites. Le Syrault est un assemblage de syrah et de cinsault. Un peu réduit à l’ouverture, il laisse vite place à des notes de crèmes de cassis et de framboise, avec une pointe de cuir et d’épices. La bouche fait preuve d’éclat et de beaucoup de fraîcheur, avec un caractère gourmand, une texture soyeuse et de légères aspérités tanniques en finale, où se pointent des notes florales et épicées. À déguster — lentement pour le voir évoluer dans le verre — avec un poulet rôti ou aux olives, des saucisses grillées, une ratatouille.

Le Quai à Raisins Le Syrault Vin de France 2018, 24,75 $, (14453326), 12,5 %. (Offert en ligne seulement pour le moment dans le cadre de l’opération Vins nature).

Garde : de 2 à 3 ans.

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