De France, deux vins rouges d’un très bon rapport qualité-prix, du genre qu’il est toujours bon d’avoir sous la main. Un beaujolais pimpant et très passe-partout, et un vin du Midi, avec un peu plus de structure, pour accompagner vos grillades. N’oubliez pas de les servir rafraîchis, surtout en ces temps de canicule ! Et un très beau riesling autrichien, authentique et singulier à la fois.

Véronique Rivest Véronique Rivest
Sommelière, collaboratrice invitée

L’archétype du Beaujolais

J’avais recommandé le 2018 en janvier. Le 2019 est tout aussi bon, et dans l’esprit d’un vin simple, gourmand et gouleyant, plus c’est jeune, mieux c’est. Une couleur pâle et un très joli nez, charmeur, ouvrent le bal. La bouche est fraîche, tonique, avec tout plein de saveurs de petits fruits rouges, très cerise, et quelques notes florales et herbacées. Leste et pimpant, mais avec tout de même une certaine mâche, et juste ce qu’il faut d’aspérités tanniques. L’archétype du Beaujolais savoureux et guilleret. À servir frais, à l’apéro, ou avec des charcuteries, des cœurs de canard grillés, un poulet rôti, un tartare, une salade de betteraves au chèvre frais.

Christophe Pacalet Les Marcellins Beaujolais 2019, 17,75 $ (14349051), 13 %.

Garde : de 1 à 2 ans.

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Complexité abordable

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Château la Tour de Béraud Costières de Nîmes 2018

D’une couleur rubis violacé assez profond, il s’ouvre sur un nez sombre de fruit noir, de terre et d’épices. Le vin se développe à l’aération et offre pas mal de complexité à ce prix, avec des arômes de mûres, de cassis et de poivre ainsi que des notes viandées, sanguines, typiques de la syrah qui compose en partie l’assemblage (avec grenache, marselan et mourvèdre). Très sec et savoureux, il est moyennement corsé, avec des tanins modérés et beaucoup de fraîcheur. Un très bel exemple des vins de cette appellation, qui, à leur mieux, offrent le fruit mûr d’un climat méditerranéen, mais avec éclat et vitalité. Servir légèrement rafraîchi avec des saucisses grillées, des côtelettes d’agneau aux herbes, des aubergines et des courgettes farcies.

Château la Tour de Béraud Costières de Nîmes 2018, 18,10 $ (12102629), 13,5 %, bio

Garde : de 2 à 3 ans

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Absolument délicieux

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Rainer Wess Riesling Wachau 2019

Encore trop souvent, le sucre résiduel d’un vin sert à masquer sa piètre qualité. Mais lorsqu’il est présent dans un vin harmonieux, élaboré avec soin, il a tout à fait sa place. Comme ici, où il souligne la richesse du riesling cultivé sur les sols de loess de la Wachau. Un nez intense et singulier s’ouvre sur des notes d’agrume, de lime, de pêche et d’épices (poivre blanc !) avec une nette impression minérale, caillouteuse. La bouche fait preuve de beaucoup de matière, malgré un taux d’alcool modéré. Le léger sucre résiduel (7,7 g/l sur le 2019) enrobe le palais, puis une acidité vivifiante vient l’équilibrer et étire les saveurs sur une très longue finale. Il accompagnera un poisson à la thaïe, des acras de morue, des sushis, tout comme des rillettes ou des cretons !

Rainer Wess Riesling Wachau 2019, 25,95 $ (13983544), 12,5 %.

Garde : de 6 à 8 ans.

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