Décembre commence à peine et je me sens déjà fatiguée. Il faut savoir prendre le temps de s’arrêter, de ne plus penser au boulot, aux cadeaux à acheter, aux fêtes et aux repas à planifier. Dans cet esprit, voici trois vins un peu plus chers, juste pour se faire plaisir. En plein milieu de la semaine, quand on n’a pas vraiment le temps : on commande un repas à emporter et on ouvre une bonne bouteille. Linge mou optionnel. Histoire de recharger les batteries.

Véronique Rivest Véronique Rivest
Sommelière, collaboratrice invitée

Un bio pour la soirée grilled cheese

Non loin de Blois, dans la Loire, la famille Gendrier exploite ce domaine depuis 1846. Plusieurs de ses vins sont apparus sur nos tablettes récemment ; tous étaient très bons. Pas surprenant, la famille élabore de véritables vins de terroir, francs et authentiques. Celui-ci, sauvignon blanc surtout, avec un peu de chardonnay, issu d’une viticulture en biodynamie, est tout en fruit et en fraîcheur. Il offre des arômes affriolants de sureau, de groseille, de pamplemousse, de pomme verte, de citron confit, d’herbes. Très sec, avec un fruit juteux, de légers amers qui apportent du relief et une longue finale. À déguster avec des fruits de mer ou des poissons frits, des rouleaux de printemps, un grilled cheese à la roquette, un plateau de fromages de chèvre. 

Garde : de 3 à 4 ans

Domaine des Huards Pure Cheverny 2017, 25,45 $ (961607), 12,5 %, bio.

Consultez la fiche de la SAQ : https://www.saq.com/page/fr/saqcom/vin-blanc/domaine-des-huards-cheverny-pure-2018/961607

PHOTO FOURNIE PAR LA SAQ

Gerovassiliou Malagousia Vieilles Vignes Epanomi 2018

Un grec pour le thaï livré à la maison

La malagousia est un très vieux cépage grec sauvé de l’extinction au cours du siècle dernier. C’est entre autres grâce au travail d’Evangelos Gerovassiliou que la grande qualité du cépage et son potentiel ont été constatés. Pas surprenant que le sien figure toujours parmi les meilleurs ! À noter qu’il y en a quatre à la SAQ, quatre vins grecs de malagousia — avis à ceux qui disent que le choix au Québec n’est pas très bon… Très aromatique, avec des arômes de pêche, de fleur d’oranger, de jasmin et d’orange, il est aussi passablement ample et puissant en bouche, et très goûteux. Quelques notes épicées et de légers amers apportent ce qu’il faut de fraîcheur. Pour des plats à emporter thaïlandais ou indiens.

Garde : de 4 à 6 ans

Gerovassiliou Malagousia Vieilles Vignes Epanomi 2018, 26,55 $ (11901120), 13,5 %.

Consultez la fiche de la SAQ : https://www.saq.com/page/fr/saqcom/vin-blanc/domaine-gerovassiliou-malagousia-vieilles-vignes-2018/11901120

PHOTO FOURNIE PAR LA SAQ

Yves Cuilleron Les Pierres Sèches Saint-Joseph 2017

Et une syrah pour… le smoked meat

J’aime beaucoup ce vigneron. Un des plus importants producteurs du Rhône Nord, il élabore près d’une quarantaine de cuvées sur plusieurs appellations. De quoi se perdre, me direz-vous. Mais son travail demeure d’une précision remarquable. Tout est mis en œuvre pour exprimer au mieux les différents terroirs à travers différents cépages, et les vins font toujours preuve d’un fruit charmeur et de finesse. Cette syrah, issue de sols granitiques et sableux, offre un caractère gourmand, un éclat fruité aux accents de framboise et de mûre, avec des notes d’anis, de poivre et de violette. La bouche est tout en fraîcheur, avec des tanins mûrs et fermes, typiques de Saint-Joseph. Pour une pizza où brillent les charcuteries ou les olives noires, pour des ailes de poulet, ou encore pour un sandwich au smoked meat.

Garde : de 6 à 8 ans

Yves Cuilleron Les Pierres Sèches Saint-Joseph 2017, 32,75 $ (12008245), 13 %.

Consultez la fiche de la SAQ : https://www.saq.com/page/fr/saqcom/vin-rouge/yves-cuilleron-les-pierres-seches-saint-joseph-2017/12008245