Des experts des quatre coins du monde se sont réunis à Montréal la semaine dernière dans le cadre de la deuxième conférence Goûter aux changements climatiques, pour discuter de la mutation des cépages et de l’adaptation des techniques viticoles.

Karyne Duplessis Piché Karyne Duplessis Piché
Spécialiste en vin, collaboratrice invitée

Parmi eux, le vigneron espagnol Miguel Torres a suscité le débat en contestant le bien-fondé de l’agriculture biologique.

« Le concept est bon, a-t-il avancé. Mais on doit arrêter d’utiliser le cuivre. C’est toxique ! »

Le cuivre est grandement utilisé dans l’agriculture biologique pour combattre le mildiou. Son point de vue a été partagé par l’œnologue en chef du domaine Laroche, Grégory Viennois.

Son entreprise a d’ailleurs délaissé ce mode d’agriculture au cours des dernières années, préférant une certification créée en 2010 : Haute valeur environnementale (HVE).

Autre fait étonnant, M. Torres a démontré que la réutilisation des bouteilles de verre serait très bénéfique pour l’environnement, affirmant que la réutilisation des bouteilles engendre quatre fois moins d’émissions de carbone que les bouteilles neuves, soit l’équivalent du vinier, qui est le type d’emballage le plus vert en ce moment dans le milieu de vin.

Une solution pour le Québec ? Peut-être. M. Torres a dit être en discussion avec la SAQ afin de pouvoir récupérer et réutiliser ses bouteilles.