La mode des vins concentrés et boisés a sans aucun doute perdu de son attrait au cours des 10 dernières années. Nombreux sont les vignerons qui recherchent plus d’authenticité, de transparence dans leurs vins. Et on entend de plus en plus parler de pureté. Mais qu’est-ce que cela veut dire, exactement ? Des vins exempts de défauts et d’artifices (un boisé trop imposant, par exemple). Or, plus que cela, il y a aussi la notion d’éclat et de précision dans les arômes et la texture : quand tout semble à sa place, que le vin est harmonieux et qu’il exprime son origine.

Véronique Rivest Véronique Rivest
Sommelière, collaboratrice invitée

Pour s’initier aux Rias Baixas

Une expression très juste de ce coin de la Galice, où le cépage albariño règne en maître. Des arômes de pêche et d’orange, avec quelques notes herbacées pouvant rappeler le sauvignon blanc à certains. Mais la texture en bouche est plus ronde, en partie en raison d’un élevage sur lies qui apporte du gras. Axé sur la fraîcheur, avec une délicate salinité en finale, il fera honneur aux poissons et coquillages préparés en toute simplicité, aux calmars frits ou à la paella aux fruits de mer. Si vous n’avez jamais goûté un vin de Rias Baixas, c’est l’introduction parfaite.

Garde : de 2 à 3 ans

Pazo de Villarei Albariño Rias Baixas 2018, 19,20 $ (14005873), 13 %

Consultez la fiche de la SAQ : https://www.saq.com/page/fr/saqcom/vin-blanc/bodegas-pazo-de-villarei-albarino-rias-baixas-2018/14005873

Goûter Cahors

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Fabien Jouves Haute Côt(e) de Fruit Cahors 2018

J’aime beaucoup le travail de ce vigneron, qui élabore à Cahors des vins que je qualifie toujours de très purs. Celui-ci n’échappe pas à la règle. De l’éclat, de la fraîcheur, de la précision, et surtout cette notion de transparence. Qui n’est pas due à l’absence de bois, mais plutôt à cette impression de vraiment goûter un lieu. Violet presque opaque, une profusion de fruits noirs frais, une pointe florale et une fraîcheur minérale. Très sec et tonique, avec une bonne mâche tannique et de la longueur. Vin de soif, mais pas simple pour autant. Délicieux avec des saucisses grillées, des côtelettes d’agneau aux herbes, un magret de canard aux mûres.

Garde : de 4 à 6 ans

Fabien Jouves Haute Côt(e) de Fruit Cahors 2018, 21,35 $ (14071934), bio, 13 %

Consultez la fiche de la SAQ : https://www.saq.com/page/fr/saqcom/vin-rouge/fabien-jouves-cahors-haute-cote-de-fruit-2018/14071934

Un rouge bien parfumé

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Celler Acustic Ritme Vinyes Velles Boniques Priorat 2016

Un taux d’alcool élevé et un élevage sous bois n’enlèvent rien à la pureté de ce vin. Tout ici est parfaitement intégré. Et quel nez ! Très parfumé avec des notes de mûre, de framboise, de bleuet, de fleurs, d’anis, de mine de crayon. La bouche commence tout en charme, avec une texture veloutée, sur le fruit, puis s’ajoutent des notes d’épices, de garrigue, de fleurs et une nette impression minérale. Longue finale sur des tanins fermes, mais hyper fins. Un vin puissant, mais qui fait preuve d’une harmonie et d’une fraîcheur remarquables, en grande partie grâce aux très vieilles vignes de carignan et de grenache dont il est issu. À déguster avec une côte de bœuf ou un gigot d’agneau.

Garde : de 8 à 10 ans

Celler Acustic Ritme Vinyes Velles Boniques Priorat 2016, 29 $ (14013224), 15 %

Consultez la fiche de la SAQ : https://www.saq.com/page/fr/saqcom/vin-rouge/celler-acustic-ritme-priorat-2016/14013224