Le vigneron Sébastien David était à Montréal en mars dernier pour l’événement « Va te faire Loire » quand il a appris que 2000 de ses bouteilles étaient menacées de destruction.

Karyne Duplessis Piché Karyne Duplessis Piché
collaboration spéciale

Selon les autorités françaises, sa cuvée Coef 2016 contient une quantité trop élevée d’acidité volatile, un composant qui peut détériorer le vin jusqu’à lui donner un goût de vinaigre.

« Je veux savoir quelle méthode ils ont utilisée pour l’analyse, dit Sébastien David en entrevue. Car j’ai fait une contre-analyse dans des laboratoires autorisés et mon vin est sous la limite supérieure. »

Installé à Saint-Nicolas-de-Bourgueil, défenseur de l’agriculture biologique et de la biodynamie, Sébastien David est connu pour vinifier sa cuvée Coef en amphore.

Plusieurs de ses vins sont vendus en importation privée au Québec par l’entremise de l’agence La QV. Le vigneron a jusqu’au 13 mai pour détruire ses bouteilles. Cette demande est d’autant plus dramatique que le gel avait détruit 80 % de sa récolte en 2016.

« Ces bouteilles représentent de 20 % à 30 % de mon chiffre d’affaires », ajoute-t-il. Dans l’espoir de faire changer la décision, une pétition a été lancée en ligne. En quelques jours, elle a atteint son objectif de 75 000 signatures.