C’est un secret de moins en moins gardé. Des amélanchiers, il y en a un peu partout à Montréal, souvent dans les parcs, où personne ne récolte leurs délicieuses baies. Apprenez à les identifier et partez à la cueillette avec vos contenants.

Présentation

On dit que l’amélanchier canadensis « ouvre et ferme la saison », dans notre climat nordique. Il fleurit en petites étoiles blanches en mai, donne de jolis et délicieux fruits pourpres en juin et devient d’un cuivré spectaculaire à l’automne. Tant ornemental que nourricier, c’est un arbre fruitier à avoir dans sa cour.

Cueillette

Il faut faire vite pour ne pas rater la courte fenêtre de cueillette de l’amélanche, qui tombe normalement vers la troisième ou la quatrième semaine de juin. Il peut être tentant de récolter le petit fruit lorsqu’il est rouge, mais mieux vaut attendre qu’il devienne bien pourpre. C’est là qu’il est le plus sucré et goûteux. Très peu commercialisé, cela vous coûtera environ 15 $ pour 500 grammes de baies surgelées, si vous en trouvez. Aussi bien partir soi-même à la récolte.

Déguster

Le pâtissier Éric Champagne, qui se joint bientôt à l’équipe de l’Auberge Saint-Mathieu, aime bien apprêter l’amélanche. « J’adore cette petite baie au goût d’amande et de bleuet. Je l’utilise souvent en confiture ou même en accompagnement de foie gras. C’est génial ! » On peut également manger la petite baie fraîche, l’ajouter à son yogourt ou à une salade. « J’ai déjà fait une gastrique d’amélanche avec du vinaigre de champagne pour un dessert et c’était top. En réduction du jus, pour intensifier le goût d’amande, c’est intéressant aussi. »